Esma Ben Said
02 Septembre 2017•Mise à jour: 02 Septembre 2017
AA/Goma/Fiston Mahamba
Sept rebelles du groupe Maï-Maï Mazembe ont été tués dans des affrontements avec l'armée congolaise, survenus dans l'Est de la République démocratique du Congo, a appris samedi Anadolu de source militaire congolaise.
"Les troupes gouvernementales ont lancé vendredi une offensive contre les rebelles Maï-Maï qui écument la province du Nord-Kivu. Les combats ont précisément eu lieu dans la localité de Nguli (15 kilomètres de la pêcherie de Kyavinyonge) en territoire de Beni (Est)", a indiqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de la zone sud des opérations militaires Sokola 1, joint par téléphone.
"Nous avons réussi à éliminer 24 rebelles. Sept sont morts, 16 se sont rendus et 1 a été capturé" a-t-il détaillé.
Cet officier militaire souligne que parmi les miliciens qui se sont rendus, certains ne font pas partie de la milice Maï-Maï Mazembe. Ce qui laisse croire à une probable coalition de plusieurs groupes rebelles actifs dans cette zone.
"Il y a eu des combattants venant de la milice Nduma Defence of Congo, des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda parmi ceux qui se sont rendus alors que le capturé est un haut officier de la milice Maï Maï Mazembe" a-t-il précisé.
Depuis le début de la semaine, une dizaine de morts notamment des militaires de l'armée, des miliciens et des civils ont été recensés dans les affrontements entre l'armée gouvermenentale et les rebelles de differents groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu.
Les territoires de Beni et celui de Lubero ont été les plus visés par ces attaques revendiquées pour la plupart par les groupes rebelles Mai-Mai Mazembe et le Mouvement National pour la Révolution.
Le groupe Maï-Maï Mazembe, essentiellement constitué des membres de la communauté tribale Nande, revendique le règne de son ethnie sur le territoire de Lubero et reste hostile à la présence des populations d'expression rwandophone dans les territoires de Rutshuru, Lubero et Walikale.
Les organisations de la société civile locale accusent les Maï-Maï de conquérir les espaces de pêche du Lac Edouard (source du fleuve Nil) où ils se livrent à la pêche illicite et au commerce des ressources halieutiques.
Ce groupe Maï-Maï exploite le bois du parc national de Virunga pour en produire le Makala (charbon de bois) et pratique le braconnage des espèces fauniques (antilopes, hippopotames, primates,...).
"Toutes ces activités sont une source de revenus additifs pour ce groupe armé" a expliqué à Anadolu Omar Kavotha, directeur exécutif du Cepadho.