Nadia Chahed
01 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Octobre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Sept miliciens ont été tués lors de combats qui les ont opposés aux forces congolaises à Kipese, une localité stratégique dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu dimanche d'une source militaire.
Des miliciens relevant du groupe Mai-Mai Mazembe ont attaqué, samedi dans l'après-midi, une position de l’armée à Kipese, localité située à plus de 60 kilomètres de la ville de Butembo, dans l'Est congolais, a indiqué à Anadolu, le lieutenant Jules Tshikudi, un porte-parole de l'armée congolaise dans le Nord-Kivu.
"Le bilan des affrontements est de 7 Maï-Maï Mazembe tués", a précisé la même source, notant que l’armée poursuivait dimanche les opérations de ratissage pour retrouver les assaillants.
S'agissant des motivations de cette attaque, Tshikudi a indiqué que les miliciens voulaient "se ravitailler en armes et munitions en pillant les populations locales".
Une attaque qui s'explique également par la situation stratégique de la localité de Kipese, considérée comme la porte d'entrée à Lubero-centre, le chef-lieu du territoire de Lubero dans la partie Nord de la province du Nord-Kivu.
En Juin dernier, ces mêmes miliciens avaient pris le contrôle de cette localité pendant quelque 48 heures avant d’y être délogée par l’armée.
Depuis Juin dernier, plusieurs groupes Maï-Maï affrontent l'armée régulière pour prendre le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans l’Est congolais, théâtre depuis plus de 20 ans de conflits armés.
Dans la province voisine du Sud-Kivu, des miliciens Mai-Mai Yakutumba réunis au sein de la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC), affrontent depuis dimanche dernier, l’armée pour prendre le contrôle de la ville d’Uvira dans le Sud de cette province.
Fait qui a poussé la Mission onusienne en RDC (Monusco) à déployer des troupes dans cette localité afin de « dissuader toute attaque contre la ville » et éviter « l’escalade du conflit ».
Combattants des groupes d’autodéfense ethniques, les Maï-Maï avaient été armés par le pouvoir pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003) pour chasser les envahisseurs rwandais et Ougandais. Mais le pouvoir n’a jamais réussi à désarmer ou neutraliser nombre de ces groupes armés.