Nadia Chahed
02 Janvier 2018•Mise à jour: 02 Janvier 2018
AA/Kinshasa/ Pascal Mulegwa
L'épiscopat congolais a condamné, mardi, la répression des marches de laïcs catholiques dimanche par les forces de sécurité en République Démocratique du Congo ( RDC ), occasionnant la mort d'au moins cinq personnes, selon l'ONU.
La répression avait également fait plusieurs blessés alors que 120 personnes ont été arrêtées, selon la même source.
La conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) "condamne avec la dernière énergie le recours à la violence par certains agents de l'ordre, violence non justifiée qui a causé, la mort d'hommes", souligne un communiqué publié mardi par l'épiscopat congolais.
La CENCO demande, en outre, "une enquête sérieuse et objective pour rétablir les responsabilités sur les pertes en vies humaines et les agressions physiques".
A l'appel du comité de Laïcs, des fidèles de l'Église catholique ont manifesté dimanche à Kinshasa pour presser le président Joseph Kabila à appliquer "intégralement" l'accord conclu fin 2016 entre le pouvoir l'Opposition sous la médiation des évêques catholiques.
Cet accord consacre notamment la libération des prisonniers politiques et la cessation des poursuites judiciaires "injustifiées" contre les membres de l'opposition.
Les manifestants demandaient également à Kabila de déclarer publiquement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle programmée pour le 23 Décembre 2018 par la commission électorale.
Cette marche a été réprimée par l'armée et la police dans la plupart des paroisses kinoises. La police a dispersé d'autres messes par gaz lacrymogènes, avait constaté Anadolu.
La secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean a dénoncé lundi dans un communiqué des attaques "inqualifiables" et "désolantes" contre les fidèles catholiques et des citoyens dans ce géant pays au coeur de l'Afrique.
L'activité a repris normalement lundi à Kinshasa.
Les autorités annonçaient samedi la coupure d'internet et SMS pour "des raisons d'Etat" mais ont levé la mesure lundi soir annonçant avoir "sécurisé" la population contre les "inciviques".