Nadia Chahed
29 Mai 2017•Mise à jour: 30 Mai 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le Conseil de l’Union européenne a adopté lundi de nouvelles sanctions contre neuf officiels de la République démocratique du Congo (RDC) en réponse aux "entraves au processus électoral et aux violations des droits de l'homme dans ce pays".
"Face à la détérioration importante de la situation, et comme indiqué dans ses conclusions du 6 mars 2017, l'UE a pris la décision aujourd'hui d'imposer de nouvelles mesures restrictives à l'encontre de neuf individus responsables de graves violations des droits de l'Homme » a déclaré l’UE dans un communiqué publié, lundi, sur son site.
Les mesures restrictives entrent en vigueur immédiatement. Elles incluent une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et un gel des avoirs ainsi que l'interdiction de mettre des fonds et ressources économiques à la disposition des personnes listées, précise le communiqué.
Ces sanctions concernent l'ancien et l'actuel ministres de l'intérieur, le gouverneur du Kasaï central, l'ancien gouverneur du Haut-Katanga, deux haut gradés militaires, un chef de milice, et le directeur de l'Agence nationale du renseignement, listés pour avoir contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l'homme en RDC, annonce l'UE
"Le ministre de la communication et des médias et porte parole du gouvernement est également listé en tant que responsable de la politique répressive menée envers les médias en RDC, politique qui viole le droit à la liberté d'expression et d'information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections", ajoute la même source.
Ces personnes s’ajoutent aux 7 officiels que l'UE avait déjà soumises à des sanctions le 12 décembre 2016, en réponse aux entraves au processus électoral et aux violations des droits de l'homme qui y étaient liées.