Mohamed Hedi Abidellaoui
30 Mai 2017•Mise à jour: 30 Mai 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Neuf civils ont été tués, lundi, lors de l’attaque de la localité de Malumbi par une milice pygmée dans le Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris, mardi, Anadolu de sources concordantes.
« Sept personnes sont mortes lundi et trente-quatre ont été blessées lors de l’attaque des pygmées dans l’après-midi », a déclaré Modeste Kabazi président de la société civile de la province du Tanganyika dont relève la localité de Malumbi. Deux personnes ont succombé mardi à leurs blessures, selon la même source.
Contacté par Anadolu, Joseph Kiluba ministre provincial de l’Intérieur du Tanganyika a confirmé cette attaque, faisant état d’« une trentaine de blessés » et de « moins de dix morts ».
S’abstenant de donner des précisions sur l’appartenance ethnique des personnes décédées, les deux sources ont toutefois confirmé que la localité de Malumbi était habitée par des populations Luba de la communauté Bantou.
Cette attaque intervient après que les communautés Bantou et Pygmée avaient signé, en février dernier, un pacte de paix dans la province du Tanganyika à l’issue d’un dialogue social mené par l’autorité de la territoriale congolaise.
Chasseurs « nomades » et « minoritaires » en RDC, les Pygmées dénoncent une « marginalisation et une discrimination » dont ils seraient victimes depuis des décennies, de la part des Bantous, dans la province du Katanga découpée en 4 sous-régions depuis la fin de l’année 2015.
Les rapports entre les deux communautés sont tendus depuis plusieurs dizaines d'années, mais les affrontements entre elles ont pris de l’ampleur à partir de 2013.
Les violences entre les communautés Ntwa (Pygmées) et Luba (Bantous) ont fait jusqu’à janvier 2017, 158 morts et plus de 205 blessés, selon l’ONU qui déplore aussi d’énormes dégâts matériels.