Nadia Chahed
27 Août 2017•Mise à jour: 27 Août 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le leader de la principale coalition de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi sera candidat à l’élection présidentielle censée se tenir à la fin d’année, a déclaré dimanche à Anadolu Augustin Kabuya le porte-parole de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS -principal parti de l'opposition).
Cette candidature "n’est plus un secret. Félix Tshisekedi déposera la tienne au nom de l’UDPS car la base du parti s’est déjà prononcée à ce propos", a indiqué Kabuya, ajoutant qu’il ne reste "qu’une simple formalisation interne qui ne va pas s’opposer au vœu unanime de la base du parti".
Interrogé sur l'impact d'une telle candidature sur la cohésion de la coalition de l'opposition qui compte déjà un candidat à la prochaine présidentielle, soit Moise Katumbi, Kabuya a affirmé que la candidature de Tshisekedi n'altérera en rien la cohésion de la plateforme.
Le Rassemblement "n’est pas une plateforme électorale mais de lutte pour obtenir le départ du président Kabila et l’organisation des élections dans les délais", a-t-il tenu à préciser.
Félix Tshisekedi, 54 ans, a accédé à la tête du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, la principale coalition de l'opposition, après la mort de son père, l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février dernier en Belgique.
Etienne Tshisekedi était le principal opposant au président Joseph Kabila qui avait succédé son père Laurent-Désiré Kabila assassiné en Janvier 2001 à Kinshasa.
Kabila a été élu en 2006 et réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin présidentiel duquel Tshisekedi était sorti deuxième.
Kabila est resté au pouvoir au delà de l'arrivée à terme de son dernier mandat (19 décembre 2016), s’appuyant sur un arrêt controversé de la cour constitutionnelle et un accord conclu le 31 décembre de la même année avec l’opposition.
Le même accord stipule l'organisation des élections en décembre 2017, cependant la Commission électorale a prévenu en Juillet dernier qu’il ne sera guère posiible de tenir les scrutins à cette date, à cause notamment des violences meurtrières qui n’ont pas permis, dans la région du Kasaï (Centre), le lancement de l’opération d’enregistrement des électeurs.