Nadia Chahed
10 Mai 2017•Mise à jour: 11 Mai 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Initialement prévu vendredi 12 mai, le rapatriement de la dépouille du leader de l'opposition congolaise, Etienne Tshisekedi, a été reporté à une date ultérieure, non encore déterminée, a annoncé, mercredi, le parti de ce dernier, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
« […] Au nom de la paix et après concertation avec la famille biologique du défunt, l’UDPS a pris en toute responsabilité, la décision de renvoyer à une date ultérieure le rapatriement de la dépouille de son président », a annoncé le parti de Tshisekedi dans un communiqué publié dans la nuit du mardi au mercredi et dont Anadolu a rçu copie.
Cette décision, vise selon l’UDPS à « faire échec au plan machiavélique programmé par la mouvance kabiliste d’engager le pays dans une voie de la violence » lors des obsèques de Tshisekedi.
L’UDPS appelle, en outre, "le peuple congolais et tous ses sympathisants à ne pas céder à la peur et aux intimidations de ce pouvoir finissant, et de rester mobilisé pour rendre dans un proche avenir, un vibrant et digne hommage au père de la démocratie congolaise".
Le siège de l'UDPS à Limete (est de Kinshasa) est assiégé, depuis mardi, par les forces de l'ordre, à la suite de la mise à feu d'un camion de police, près de ses locaux.
Lune source policière interrogée par Anadolu a pointé du doigt les jeunes du parti de l'opposition comme étant les auteurs de cet acte.
De son côté, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a qualifié cet incident d' « un coup monté par les autorités par le biais de la police pour empêcher le rapatriement de la dépouille de Tshisekedi ».
Décédé le 1er février en Belgique des suites d’une embolie pulmonaire, le corps d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, n'a toujours pas été transféré à Kinshasa face à de longues tractations entre les autorités et la famille de l’opposant concernant son lieu d'inhumation.
*Les autorités congolaises restent opposées à l’inhumation de ce dernier dans un site habité et urbanisé tel que qu’exigée par sa famille et sa formation politique.