Pascal Mulegwa
17 Juillet 2023•Mise à jour: 19 Juillet 2023
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
L’armée congolaise a accusé les rebelles du mouvement du 23 Mars (M23) d’avoir "froidement exécuté", dimanche, 11 civils après les avoir "utilisés" comme "porteurs" dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans un communiqué parvenu dimanche soir à l’agence Anadolu, le porte-parole de l’armée congolaise, le général Sylvain Ekenge, annonce qu’au total « 11 jeunes civils, tous de sexe masculin utilisés comme des porteurs par les terroristes du M23 et leurs alliés de l’arme rwandaise ont été froidement et lâchement exécutés » sur la colline Rubona dans le territoire de Rutshuru.
Les jeunes transportaient les bagages que les rebelles venaient de piller dans l’agglomération.
Ce crime intervient après celui ayant visé 7 femmes le 5 juillet courant dans le même territoire.
« Ce accusations sont fausses », a brièvement réagi le porte-parole politique du groupe rebelle, Lawrence Kanyuka, joint par Anadolu.
Les corps de 11 victimes ont été inhumés dimanche en milieu d’après-midi.
Le M23 est soutenu par le Rwanda, selon l’ONU et des chancelleries occidentales.
Après des mois de larges offensives dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo dans la province du Nord - Kivu, les rebelles ont dégarni certaines localités au profit des troupes de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) déployée depuis janvier.
Les rebelles et l’armée congolaise observent une trêve, mais les rebelles accusent l’armée de poursuivre les combats par des milices locales.
De nombreuses exécutions ont été rapportées dans les localités contrôlées par le M23 qui n’ont eu de cesse de démentir leur implication.