Lassaad Ben Ahmed
14 Décembre 2017•Mise à jour: 14 Décembre 2017
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Jean-Pierre Lacroix, SG adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de paix en RDC et son conseiller militaire Général Carlos Loitey se rendront du 14 au 18 décembre en Tanzanie et en RDC «pour rendre hommage aux victimes des attaques», a annoncé la mission de l’ONU en RDC (Monusco) dans un communiqué.
Ces attaques, survenues jeudi 7 décembre à Semuliki, Est de la RDC, avaient fait 15 morts et 53 blessés parmi les Casques bleus.
A Dar es-Salaam, la capitale tanzanienne Lacroix et Loitey ainsi qu’une délégation de "haut niveau" de la Monusco "présenteront leurs condoléances au gouvernement et au peuple tanzanien, et participeront aux cérémonies de commémoration des victimes organisées par les autorités tanzaniennes", selon le même texte.
La même délégation participera ensuite à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dont Beni est l’un de ses territoires, à une cérémonie d'hommage aux casques bleus le vendredi avant que le chef adjoint de l’ONU ne séjourne samedi dans la capitale Kinshasa, où il effectuera une série de rencontres avec "les plus hautes autorités du pays", a ajouté la Monusco.
Les corps des Casques bleus tanzaniens tués dans l’attaque attribuée à des rebelles ougandais des forces démocratiques alliées (ADF) ont été rapatriés lundi dans leur pays, où ils ont été accueillis en "héros" par le ministre tanzanien de la Défense Hussein Mwinyi, lors d’une cérémonie retransmise en direct à la télévision publique.
Avant le rapatriement, des Casques bleus tanzaniens et népalais avaient rendu dans l’avant-midi près de la ville de Beni, des honneurs à leurs collègues morts, en présence des autorités de la Monusco de l'ambassadeur de la Tanzanie en RDC, Paul Ignace Mella et des autorités militaires congolaises.
L'Union européenne a dénoncé le même jour, dans un communiqué de sa délégation à Kinshasa, une "attaque inacceptable" qui "souligne la fragilité de la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC, exacerbée par l'incertitude actuelle sur la stabilité politique du pays".
A l’unisson de l’ONU, des Etats-Unis et d’autres puissances occidentales, l'UE a appelé les autorités congolaises à "mener une enquête", afin que les responsables répondent "rapidement" de leurs actes devant la justice.