Lassaad Ben Ahmed
09 Juillet 2020•Mise à jour: 09 Juillet 2020
AA / Kinshasa/ Pascal Mulegwa
La manifestation du parti présidentiel congolais, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été réprimée dans le sang, jeudi, a constaté le correspondant de l’Agence Anadolu à Kinshasa.
Toutes les manifestations avaient été interdites à Kinshasa par le gouvernement, dès mardi soir, pour des raisons sanitaires liées à la pandémie Covid-19.
Toutefois, le parti du président Félix Tshisekedi a tenu à manifester son refus de la nomination de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale. L'opposition et la société civile lui reprochent d'avoir manipulé les résultats des élections générales du 30 décembre 2018.
La police a dû intervenir pour disperser les manifestants venus nombreux au boulevard Lumumba, qui relie le centre-ville de Kinshasa à l'est de l’agglomération.
Ensanglanté, le corps d’un manifestant gisait au sol sur l'avenue Kandakanda dans la commune de Kasa-Vubu, près du siège du Parlement, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Par ailleurs, le secrétaire général du parti présidentiel Augustin Kabuya, faisant partie des protestataires, a fait état de "trois morts" par des "tirs de la police".
Le chef de la police dans la capitale, Sylvano Kasongo a déploré "plusieurs blessés" parmi les policiers, au micro de l’agence Anadolu.
Jusqu’à 15h GMT, le gouvernement n'avait pas encore annoncé de bilan.