Nadia Chahed
13 Mars 2019•Mise à jour: 14 Mars 2019
AA/Tunis
Le président congolais, fraîchement élu, Félix Tshisekedi, avait promis le 2 mars dernier de libérer tous les prisonniers politiques dans les 10 jours, un délai arrivé à terme mardi sans que rien ne soit fait dans ce sens.
Cette question des prisonniers politiques devait être réglée depuis décembre 2016 et la signature de l'accord politique de la Saint-Sylvestre, précise Radio France Internationale (RFI).
Le nouveau chef de l'Etat congolais a reçu lundi le président du Conseil de suivi de l'accord, qui lui a remis des listes sur lesquels figurent des dizaines de noms. Mais toujours pas de fumée blanche pour ces détenus, rapporte le média français.
Très peu de prisonniers politiques devraient pouvoir bénéficier de la grâce présidentielle, moins d'une dizaine qui ont été condamnés définitivement, explique le président du Conseil national de suivi de l'accord, Joseph Olenghankoy, cité par la même source.
Ce dernier a en outre assuré que Felix Tshisekedi devrait signer ces ordonnances dans les prochaines heures, au plus tard jeudi.
Mais le sort de plus d'une centaine d'autres prisonniers ne dépend pas que du nouveau chef de l'Etat, il lui faut la coopération du ministre sortant de la Justice, proche de Joseph Kabila, du parquet et même des services pénitentiaires, précise encore RFI, ajoutant que beaucoup ne pourront bénéficier - au mieux - que d'une remise en liberté provisoire.