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RDC: L’appel à une "ville morte", sans écho à Kinshasa

Esma Ben Said  | 09.03.2018 - Mıse À Jour : 09.03.2018
RDC: L’appel à une "ville morte",  sans écho à Kinshasa

Congo, The Democratic Republic of the

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Un appel lancé par une dizaine mouvements citoyens à observer une journée "ville morte" en République démocratique du Congo (RDC) pour dénoncer la répression du régime de Joseph Kabila, n'a reçu aucun écho dans la bouillonnante capitale Kinshasa, a rapporté le correspondant de Anadolu.

Soutenu par l’opposition et le Comité catholique de coordination (CLC), Collectif catholique organisateur des trois dernières marches Anti-Kabila interdites et
réprimées, cet appel a été ignoré et peu relayé à Kinshasa où les habitants n’étaient pas informés, selon des propos recueillis par Anadolu.

"Nous n’étions pas au courant, c’est ce matin que je l’ai appris via les réseaux sociaux", a déclaré à Anadolu Jimmy tenancier d’un magasin au grand marché de
Kinshasa où les activités ont suivi leur cours.

Sur le boulevard du 30 Juin dans le centre-ville, la circulation était ordinaire vendredi avec des bouchons dans plusieurs carrefours. Certains Kinois (habitant de Kinshasa) approchés par Anadolu étaient informés mais ont jugé "improductif" d’observer une journée ville-morte "sans des résultats concrets".

Les mouvements citoyens avaient appelé lundi à cette journée pour dénoncer directement la mort de deux manifestants tués par balle dimanche (25 févier) lors de la marche interdite des fidèles catholiques à Kinshasa et à Mbandaka (Nord-ouest).

Au moins 18 personnes ont déjà été tuées lors des marches des Catholiques, selon l’ONU qui a condamné mercredi l’usage "disproportionné" de la force par les services de sécurité congolais.

Lors d’un culte mardi en hommages à l’activiste Rossy Mukendi, le seul manifestant tué dans la capitale Kinshasa dimanche, les membres des mouvements citoyens ont estimé que le succès de l’appel à une ville morte permettrait aux âmes des victimes de "reposer en paix".

Cet appel n’a également pas été suivi dans le reste du pays, selon des informations recueillies par Anadolu.

Les responsables des mouvements citoyens n’ont pas répondu aux sollicitations d’Anadolu pour commenter cette journée "ville morte" avortée.

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