Est de la RDC : Luanda presse Kinshasa et Kigali de respecter les accords
- L'Angola exhorte la RDC, le Rwanda et le mouvement rebelle M23 à respecter les engagements signés, en privilégiant “une solution pacifique” et la protection des populations
Ankara
AA - Kinshasa - Pascal Mulegwa
Le président angolais et président en exercice de l’Union africaine, João Manuel Gonçalves Lourenço, s’est dit jeudi “préoccupé” par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), appelant à un cessez-le-feu “immédiat et inconditionnel”.
La déclaration a été rendue publique à l’issue de la visite à Luanda du président congolais Félix Tshisekedi et lue aux médias par Victor Lima, secrétaire du président angolais chargé des Affaires diplomatiques et de la Coopération internationale.
João Lourenço constate, dans ce texte, “avec la plus grande inquiétude” les “conséquences et menaces” liées à la poursuite des hostilités dans l’est de la RDC, qui, selon lui, compromettent les efforts déployés au Conseil de sécurité de l’ONU notamment autour de la résolution 2173 ainsi que dans le cadre des processus dits de Washington et de Doha.
Le chef de l’État angolais considère ces démarches comme “la seule voie” pour réduire les tensions entre la RDC et le Rwanda et parvenir à un accord entre les deux pays.
Luanda exhorte la RDC, le Rwanda et le mouvement rebelle M23/AFC qui s’est emparé de plusieurs localités et villes dans les provinces du Nord - Kivu et Sud - Kivu à respecter les engagements signés, en privilégiant “une solution pacifique” et la protection des populations.
Lourenço a par ailleurs appelé “tous les acteurs de la communauté internationale” à soutenir les efforts visant à restaurer la paix et la stabilité en RDC.
Le 4 janvier, Félix Tshisekedi s’était déjà entretenu à Luanda avec João Lourenço dans un contexte de forte dégradation sécuritaire dans l’est du pays.
La visite de Félix Tshisekedi à Luanda intervient un mois après l’entérinement, en présence du président américain Donald Trump, des accords de Washington censés encadrer une désescalade entre Kinshasa et Kigali.
À l’issue de ces accords, la rébellion a annoncé un retrait unilatéral d’Uvira, une annonce accueillie avec scepticisme par le gouvernement congolais. Washington a demandé au mouvement de se retirer d’au moins 75 kilomètres de la ville.
Depuis la signature des accords, le président congolais multiplie les consultations régionales.
La dégradation de la situation sécuritaire a provoqué des déplacements massifs de populations vers le Burundi, aggravant la crise humanitaire dans la région.
Dans ce contexte, une réunion ministérielle régionale consacrée à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC se tient du 8 au 10 janvier à Livingstone, en Zambie, à l’initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
