Lassaad Ben Ahmed
25 Juillet 2018•Mise à jour: 25 Juillet 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
La commission électorale indépendante de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert mercredi ses bureaux pour recevoir les candidatures à l'élection présidentielle et aux législatives nationales prévues le 23 décembre prochain.
Conformément au calendrier électoral, cette opération devrait durer 15 jours, soit du 25 juillet au 8 août prochain, fait remarquer la commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans un communiqué publié mercredi et dont une copie est parvenue à Anadolu.
Les législatives nationales doivent aboutir à l'élection de 500 députés devant siéger à l'Assemblée nationale.
Un regroupement électoral doit aligner un maximum de 500 candidats, selon la loi électorale.
L'élection présidentielle doit aboutir à une passation du pouvoir en RDC qui n'a jamais connu de transition démocratique depuis son indépendance en 1960.
La présidentielle devrait aboutir à un "transfert pacifique et démocratique" du pouvoir, ont insisté jeudi dernier le Conseil de sécurité de l'ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA).
Les élections "doivent se dérouler dans les conditions requises de transparence, de crédibilité et d'inclusivité, y compris la participation pleine et entière des femmes à tous les stades, ainsi que (...) des jeunes", ont indiqué l’UA et l'ONU.
Les candidatures pour cette élection seront déposées au siège de la Commission électorale dans la capitale Kinshasa.
La candidature de la majorité présidentielle est suspendue à la décision de Joseph Kabila.
Au pouvoir depuis 2001, le président Kabila est interdit par la Constitution de briguer un troisième mandat. Il a assuré jeudi dernier sur la tenue des élections le 23 décembre, mais il est resté mutique sur son avenir politique.
L'opposition peine toujours à se choisir un candidat commun pour gagner cette troisième présidentielle depuis 2006.
Martin Fayulu de la dynamique de l'opposition, l'indépendant Noël Tshiani et Fiyou Ndondoboni du parti Orange font partie des candidats déjà déclarés au sein de l'opposition.
Les principales et majeures candidatures sont celles de l'opposant en exil Moïse Katumbi, de l'ancien président de l'assemblée nationale Vital Kamerhe, de Félix Tshisekedi,e président du principal parti d'opposition (l'Union pour la démocratie et le progrès social) et de l'ancien vice-président et sénateur Jean-Pierre Bemba.
Un regroupement électoral fait signer ce dernier jour un manifeste en ligne pour pousser à l'influent archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo à se déclarer candidat à la présidentielle, mais ce vieux prélat et conseiller du pape n'a pas encore réagi.
Monique Mukuna ou Angèle Makombo, aucune candidature féminine majeure n'a encore été déclarée dans ce pays qui n'a jamais connu de femme à la magistrature suprême, primature ou à la tête de l'une des deux chambres du parlement.