Lassaad Ben Ahmed
16 Mai 2018•Mise à jour: 16 Mai 2018
AA / Beni / Fiston Mahamba
Le ministère congolais de la Santé a annoncé mercredi dans une déclaration à la presse, le lancement en fin de semaine de la vaccination contre la maladie à fièvre hémorragique Ebola qui sévit depuis quelques jours en République démocratique du Congo (RDC).
"Nous espérons pouvoir lancer la campagne de vaccination dès ce week-end", a déclaré Jessica Ilunga, chargée de la communication du ministère de la Santé.
"La campagne de vaccination est une campagne ciblée. Le vaccin sera exclusivement administré aux prestataires de soins directement exposés aux cas d'Ebola confirmés et toutes les personnes ayant été en contact avec les cas confirmés", a poursuivi la même source.
Le ministère a également annoncé que les vaccins contre la fièvre hémorragique Ebola arrivent mercredi à 9H30 GMT, à l'aéroport de N'djili de Kinshasa.
Il s'agit de vaccins fabriqués par le laboratoire Merck et les 4000 doses destinés à la RDC viennent de Genève, explique le ministère de la Santé.
"Ces vaccins seront réceptionnés par nos logisticiens. Ensuite ils seront amenés à l'Institut National de Recherche Biomédicale, INRB, où ils seront stockés jusqu'à leur envoi à Mbandaka et Bikoro, zones affectées par l'épidémie", a indiqué à la presse, Jessica Ilunga.
"C'est à l'Institut national de recherche biomédicale que le ministre réceptionnera officiellement les vaccins", a-t-elle ajouté, invitant la presse présente à Kinshasa de se mobiliser pour la couverture de l'arrivée de ces vaccins.
Le temps de conservation pour lequel les vaccins resteront à l'Institut national des recherches biomédicale avant leur envoi dans la province de l'Équateur n'est pas encore défini, note le ministère, précisant que tout dépendra de la disponibilité de la chaîne de froid.
"Nous attendons que nos logisticiens et ceux de l'OMS nous confirment que tout est mis en place pour la conservation des vaccins jusqu'à Bikoro. C'est un réel défi logistique, vu que la couverture en électricité aussi bien à Mbandaka que Bikoro n'est pas stable", a dit Jessica Ilunga.
Dans un communiqué publié la veille, le ministère de la Santé a déclaré que plus de 500 contacts avec les cas suspects d'Ebola ont été identifiés.
"Les équipes d’épidémiologistes du ministère de la Santé sur le terrain continuent leurs investigations pour identifier et localiser tous les contacts supplémentaires. Cette liste de contacts est essentielle car elle nous permettra de planifier la campagne de vaccination et de cibler les personnes à vacciner en priorité", note le communiqué.
Pour rappel, 42 cas de fièvre hémorragique ont récemment été signalés dans la région Mbandaka et Bikoro (nord-ouest), dont 2 confirmés, 21 probables et 19 suspects, selon le ministère de la Santé qui avait déjà annoncé un premier décès lié à Ebola.