Nadia Chahed
27 Janvier 2017•Mise à jour: 27 Janvier 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les autorités congolaises et l'opposition sont arrivés à un compromis concernant le partage des postes au sein du nouveau gouvernement de transition, a appris Anadolu, vendredi, auprès d'une source de la médiation.
Les deux parties, engagées depuis le 11 janvier, dans des concertations directes sur les arrangements particuliers relatifs à la transition, se sont accordées, jeudi soir, concernant la mise en place d'un gouvernement de transition de 53 membres, a indiqué à Anadolu l'archevêque Fridolin Ambongo vice-président de l'épiscopat congolais (CENCO), qui parraine ces pourparlers.
Sur les 53 membres de ce gouvernement, 29 seront issus de l'opposition, 21 du camp présidentiel et 3 de la société civile, a -t-il ajouté, précisant que ce gouvernement conduira le pays jusqu'aux prochaines élections prévues avant la fin de l'année 2017.
Il n'a toutefois pas précisé la date exacte de la mise en place de ce nouveau gouvernement, celle ci "faisant encore objet de pourparlers".
Initialement fixé à 46, le nombre de ministres a été revu à la hausse en raison de la persistance de mésententes entre le pouvoir et l'opposition", a ajouté Ambongo.
Lundi dernier, les deux parties avaient trouvé un compromis sur la gestion du Conseil national de suivi de l’accord signé le 31 décembre dernier pour une transition dans le pays.
Conformément au compromis, trouvé, cette institution de suivi et de surveillance sera dirigée par l’opposant historique Etienne Tshisekedi et comptera 28 membres dont 9 de la Majorité présidentielle, 3 de la société civile et 16 issus des différentes franges de l'opposition.
La RDC traverse depuis des mois une grave crise politique née de l'impossibilité d'organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels. Ce scrutin devait consacrer l'alternance dans ce pays, le plus grand de l'Afrique subsaharienne, le président Joseph Kabila arrivant au terme de son dernier mandat constitutionnel ( le 19 décembre 2016).
Un accord politique, signé 31 décembre dernier, a institué une période de transition courant jusqu'en décembre prochain, sous un gouvernement d’union nationale dirigée par l'opposition.