Mohamed Safwene Grira
19 Décembre 2016•Mise à jour: 21 Décembre 2016
AA/ Goma/ Fiston Mahamba Larousse
L'éboulement d'une mine d'or artisanale dans le Sud-Kivu (Est de la République démocratique du Congo) a fait au moins 14 morts, a appris Anadolu lundi de source officielle.
"Quatorze corps ont été retrouvés, jusque-là, dans le carré minier de Makungu, mais les recherches continuent", a indiqué à Anadolu le ministre des Mines de la province du Sud-Kivu, Apollinaire Bulindi, alors que des médias congolais ont imputé l'éboulement aux fortes pluies qui se sont abattues sur la région.
Pour l'officiel provincial, ce bilan provisoire est basé sur des informations fournies par les populations. Les autorités provinciales n'ont pas accès à ce site occupé par un groupe armé qui en contrôle l'exploitation dans cette région frontalière avec la Tanzanie.
Cette occupation illégale, qui dure depuis des mois, a fait obstacle à ce que la société minière congolaise Kaza Mining entame l'exploitation du site conformément à l'autorisation qui lui a été accordée par les autorités.
"J'avais ordonné aux agent de l'administration minière d'évacuer tous les orpailleurs mais la présence du groupe armé n'a pas permis que le travail se réalise", a regretté le ministre.
La présence de plusieurs dizaines de groupes armés est signalée depuis plus de deux décennies dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), plus grand pays de l'Afrique subsaharienne.
La multiplication de ces groupes armés, nationaux ou étrangers, aux motivations floues et évolutives, constitue la principale source d'instabilité dans ce pays.