Nadia Al Chahed
14 Août 2016•Mise à jour: 15 Août 2016
AA/Beni (RDC)/ Charly Kasereka- Pascal Mulegwa
Au moins 35 personnes ont été tuées dans une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ougandais dans une localité de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu dimanche auprès d’un responsable militaire local.
"Des hommes armés relevant probablement des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont fait une incursion dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité de Rwangoma située dans la commune de Beu ( Beni dans l'Est de la RDC) où ils ont attaqué la population civile faisant au moins 35 morts parmi les habitants", a indiqué à Anadolu le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'armée congolaise dans la région de Beni.
La recherche des corps se poursuivaient dimanche à, 10h00 GMT, a précisé la même source ajoutant que la situation était sous contrôle de l'armée.
Se référant aux traces retrouvées sur les corps des victimes, le responsable militaire a noté que les rebelles ont, dans leur attaque, usé aussi bien d’armes à feu que d’armes blanches
Selon des sources locales jointes par Anadolu, le bilan de cette sanglante attaque serait beaucoup plus lourd. Elles évoquent au moins 50 civils tués.
Interrogée par Anadolu sur les motifs de cette attaque, un responsable de la localité de Rwangoma a indiqué qu'il s'agit d'une réponse apportée par les rebelles ougandais à la prise par l'armée, le 3 août dernier, de leur principale base à Mwalika.
Réfugiés depuis 1995 dans la province orientale du Nord-Kivu (Est de la RDC) après avoir été chassés de l'Ouganda par l'armée, les ADF sont responsables de la mort de plus d’un millier de civils congolais durant les deux dernières années d’après Kinshasa et l’ONU.
Une version toutefois remise en cause par un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York (NYU), qui reconnait «la part très importante» de responsabilité des ADF dans ces massacres mais précise que des soldats de l’armée régulière sont aussi responsables de tueries.
Le président Ougandais, Yoweri Musevini, et son homologue congolais Joseph Kabila avaient convenu, jeudi 04 août, d'établir une coopération militaire pour l'échange de renseignements concernant les rebelles ADF traqués par l'armée congolaise dans l'est du pays.
L’Ouganda s'était également engagé à démanteler le réseau de recrutement des ADF sur son territoire.