Nadia Chahed
22 Novembre 2018•Mise à jour: 26 Novembre 2018
AA/Bangui/Sylvestre Krock
Trois jours de deuil national ont été décrétés en République centrafricaine après les dernières violences survenues le 15 novembre à Alindao (sud-est), et dont le bilan s'est élevé à une cinquantaine de morts.
"Les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018 sont décrétés jours de deuil national sur toute l’étendue de la République centrafricaine, en mémoire aux victimes d’Alindao", indique un décret présidentiel.
De violents affrontements avaient opposé jeudi dernier des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC-ex-Séléka) à des éléments Anti-balaka dans la ville d'Alindao, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto dans le sud du pays, faisant pas moins d'une cinquantaine de morts selon des médias locaux et français.
Tout est parti lorsque des anti-balaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l'UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés d'Alindao, avait indiqué Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).
Alindao a longtemps été la principale base de l'UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, l'un des principaux groupes de l'ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013.