Esma Ben Said
23 Mars 2018•Mise à jour: 23 Mars 2018
AA/Bamako/Moussa Bolly
Le premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga, est arrivé vendredi à Kidal dans le Nord du Mali, bastion de l’ex-rébellion, pour une visite « historique » dont l’objectif est de sceller la réconciliation nationale, selon les observateurs de la crise malienne.
Le Premier ministre malien avait entamé jeudi, avec huit de ses ministres, une tournée dans le nord et le centre du pays.
La première étape de sa tournée a été Tessalit (nord-est), localité située près de la frontière algérienne, où il a passé la nuit après le report à vendredi – pour des raisons météorologiques selon des sources officielles – de sa visite à Kidal.
«L’hélicoptère transportant le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et sa délégation a atterri à 10h06 sur le tarmac de l’aéroport de Kidal, ce vendredi 23 mars 2018. Il a été accueilli par le chef de l’exécutif régional, le gouverneur Sidi Mohamed Ichrach, et plusieurs autres personnalités locales», indique un communiqué du Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA), transmis à Anadolu.
Selon le communiqué officiel, le Chef du gouvernement malien va s’entretenir avec les autorités politiques et administratives de la localité et rendra visite aux chefs traditionnels et coutumiers pour partager leurs préoccupations et baliser les pistes de solutions.
Sa visite s'achèvera vendredi soir.
Il faut rappeler que la visite de l’ancien Premier ministre Moussa Mara le 17 mai 2014, avaient donné lieu à de violents affrontements entre les forces armées et de sécurité, d’une part, et des hommes armés, emmenés par des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), d’autre part.
Le bilan des combats avait été très lourd avec officiellement 36 morts (militaires et civils), dont deux préfets et quatre sous-préfets assassinés dans des conditions non encore élucidées.
A l’époque, l’actuel Premier ministre était le ministre de la Défense et des Anciens combattants. Et depuis, Kidal était devenue une citadelle interdite» aux autorités maliennes ainsi qu’aux forces armées et de sécurité du pays.
Ce n’est que l’année dernière que la CMA (plateforme de la rébellion touareg) y a accepté la nomination d’un gouverneur, représentant le pouvoir central de Bamako.
A noter aussi que, en novembre 2013, le Premier ministre Oumar Tatam Ly, avait été obligé de rebrousser chemin à cause de la manifestation sur la piste d’atterrissage des «populations opposées à sa visite».