Lassaad Ben Ahmed
27 Février 2019•Mise à jour: 27 Février 2019
AA / Niamey / Kané Illa
Quelque 3,4 milliards de dollars ont été mobilisés pour faire face aux défis climatiques dans le Sahel africain, pour la période 2019-2025.
Le chiffre a été communiqué à l’issue d’une table ronde, tenue mardi à Niamey, avec la participation de 17 pays africains appartenant à la bande sahélienne et de leurs partenaires techniques et financiers.
«Notre table ronde a été une réussite. J’en veux pour preuve les montants de 3,4 milliards de dollars qui ont été mobilisés, contre des besoins initiaux de 1,32 milliard de dollars», a annoncé Nouridine Kané Dia, représentant-résident de la Banque africaine de développement (Bad), lors d’un point de presse, mardi.
La dite table ronde des partenaires techniques et financiers s’est tenue au lendemain du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du Sahel qui s’est déroulé le lundi 25 février.
A l’issue de ce sommet, un plan d’investissements climat pour les pays du Sahel a été adopté pour la période 2019-2025, moyennant un financement estimé initialement à 1,32 milliard de dollars.
Les organisateurs ont annoncé, par ailleurs, des besoins à hauteur de 400 milliards de dollars pour la période 2019-2030 pour les 17 pays concernés.
Avec une superficie de 10 millions de km2 et une population de 500 millions d’habitants, la région du Sahel est composée de dix-sept (17) pays. Il s’agit : du Cap-Vert, du Sénégal, de la Gambie, de la Mauritanie, du Mali, de la Guinée-Conakry, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin, du Niger, du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, du Soudan, de l’Erythrée, de l’Ethiopie et du Djibouti.
Aux côtés du président nigérien Issoufou Mahamadou, quatre autres chefs d’Etat ont pris part au sommet de Niamey. Il s’agit du burkinabé Roc Marc Christian Kaboré, du guinéen Alpha Condé, du congolais Denis Sassou N’Guesso et du tchadien Idriss Déby Itno.
Le Soudan a été représenté par son Vice-président Bakri Hassan et le Mali par son Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.
Les autres pays du Sahel étaient représentés par des délégations ministérielles à la rencontre de Niamey, tout comme la France qui y a dépêché son ministre d’Etat de la transition écologique et solidaire François Rugy.
Les principaux défis climatiques auxquels ces pays devraient faire face consistent notamment en la sécheresse, les inondations, l’érosion, ainsi que les phénomènes climatiques extrêmes.