Lassaad Ben Ahmed
16 Décembre 2018•Mise à jour: 17 Décembre 2018
AA / Niamey / Kané Illa
Le chef d’un village nigérien du département de Torodi (Ouest) a été tué, dans une attaque, a appris dimanche le correspondant d'Anadolu à Niamey.
«Tout à l’heure, vers 19h45 (18h 45 GMT), des bandits viennent de tuer le chef de village de Bolsi», a rapporté samedi soir, le journal «Le Gardien».
Un ressortissant de la localité a confirmé l’information à Anadolu.
Dimanche à 15h GMT, aucune déclaration officielle n’a été enregistrée et aucune revendication n’a été faite par rapport à l’attaque.
Bolsi est un village située dans le département de Torodi, près de la frontière avec le Burkina Faso.
C’est dans ce département que dans la nuit du 16 au 17 novembre dernier, un poste de gendarmerie a été attaqué par des individus non identifiés.
Deux gendarmes et un civil ont été tués dans l’attaque. C’est dans la même zone aussi qu’en septembre dernier, le prêtre catholique Pier Luigi Maccali de la "Société des Missions Africaines" (MSA) avait été enlevé par des hommes armés non identifiés.
Il n’a toujours pas été retrouvé. Torodi fait partie des départements de l’ouest du Niger, frontaliers avec le Burkina Faso, qui ont été placés en état d’urgence depuis le 30 novembre dernier, en raison du climat d’insécurité qui y règne.
"Depuis un certain temps, les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéry (ouest), font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens", a justifié le gouvernement nigérien dans un communiqué.
Ce sont dix sur les treize départements de la région de Tillabéry, frontaliers avec le Burkina et le Mali, qui sont en état d’urgence.
La même mesure est instaurée dans les départements de Tassara, région de Tahoua (nord) et dans l’ensemble de la région de Diffa (sud-est) en proie aux attaques de Boko Haram.
Outres les mesures préventives internes de lutte contre le terrorisme, le Niger s’associe aux autres pays du Sahel pour trouver des solutions globales à la menace terroriste. Il fait ainsi partie de la force mixte multinationale de lutte contre Boko Haram (FMM) composée des pays du Bassin du Lac Tchad, dont le Nigeria, le Tchad et le Cameroun.
Avec le Mali, le Tchad, le Burkina Faso, la Mauritanie, il participe également à la force du G5 Sahel, mise en place pour combattre les groupes terroristes sévissant dans la région.