Esma Ben Said
24 Novembre 2017•Mise à jour: 24 Novembre 2017
AA/Niamey/Kané Illa
Le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey a libéré, vendredi, les trois activistes arrêtés le 30 octobre dernier, à la suite d'une violente manifestation contre la nouvelle loi des finances, a appris Anadolu d’une source de la société civile.
Abass Abdoul Aziz Tanko, Abdoulaye Harouna et Djibo Issa, responsables de l’Association de défense des droits des consommateurs des technologies de l’information, de la communication et de l’énergie (ACTICE), avaient été arrêtés au lendemain de la violente manifestation organisée par la société civile à Niamey, le 29 octobre 2017, pour protester contre les nouvelles mesures fiscales.
Le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Niamey avait requis, le 17 novembre, la peine de 5 ans de prison ferme contre les trois activistes de l’ACTICE. Ils ont finalement été reconnus non coupables, a indiqué à Anadolu une source de la société civile qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
Aucun autre détail n'a toutefois été communiqué.
A l’initiative de l’tAssociation de défense des consommateurs des technologies de l’information, de la communication et de l’énergie (ACTICE), plusieurs organisations de la société civile avaient organisé une manifestation le 29 octobre dernier à Niamey.
Alors que les responsables de la ville de Niamey avaient autorisé un meeting dans la périphérie de la capitale, des manifestants avaient tenté de marcher vers l’Assemblée nationale. Les forces de l’ordre déployées en grand nombre avaient tenté de les en empêcher.
De violents heurts ont alors éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre et ont duré plusieurs heures. 23 policiers avaient été blessés dans ces manifestations, selon un bilan communiqué par le ministère nigérien de l'intérieur.
Dans un communiqué publié le 9 novembre, l’Organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme, Amnesty International, avait appelé les autorités nigériennes à libérer les trois activistes.