Mohamed Hedi Abidellaoui
19 Mai 2017•Mise à jour: 19 Mai 2017
AA/Niamey/Illa Kané
Le chef de l’opposition nigérienne, Amadou Djibo Ali dit «Max» a été inculpé, jeudi, pour complot visant à renverser le Président Issoufou Mahamadou et placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Niamey, a rapporté, vendredi, le site d’information actuniger.com, citant l’avocat de l’opposant.
«L'opposant et ex-député nigérien Amadou Djibo Ali a été incarcéré, jeudi après-midi, après trois jours de garde-à-vue, pour « complot » présumé visant le « renversement » du président Mahamadou Issoufou, a indiqué l'un de ses avocats», d’après le même support d’informations.
La même source ajoute que l’opposant sera «renvoyé devant le tribunal statuant en matière de flagrant délit», sans toutefois donner des précisions sur la date de son procès.
Président du Front pour la Restauration de la Démocratie et la Défense de la République (FRDDR), regroupant les partis de l’opposition, Amadou Djibo Ali a été arrêté lundi à son domicile et conduit dans les locaux de la police judiciaire de Niamey.
Dans une déclaration publiée le même jour, l’opposition avait exigé sa libération, tout en disant ignorer les mobiles de son arrestation. Mais selon la radio privée Anfani, l’opposant est poursuivi pour avoir appelé «les militants du FRDDR à faire du porte-à-porte afin de sensibiliser les militants de l’opposition à se mobiliser massivement et à manifester violemment pour chasser le président Issoufou Mahamadou du pouvoir».
Depuis la dernière élection présidentielle de février et mars 2016, les rapports entre le pouvoir et l’opposition sont très tendues au Niger. Parti en France pour des soins depuis mars 2016, le chef de file de l’opposition Hama Amadou n’est toujours pas rentré au pays.
En février dernier la Cour d’appel de Niamey l’avait condamné à un an de prison ferme dans l’affaire dite des bébés importés du Nigeria, dans laquelle lui et une de ses épouses étaient poursuivis.