Lassaad Ben Ahmed
14 Mars 2018•Mise à jour: 15 Mars 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Le tribunal de grande instance hors classe de Niamey a rejeté, la plainte déposée par l’Union des étudiants nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) contre les enseignants de cette université, a appris Anadolu mercredi de source judiciaire.
«Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en audience de référé et en premier ressort, déclare [irrecevable] la requête de l’UENUN pour défaut de qualité», indique le compte-rendu de l’audience dont Anadolu s’est procuré copie.
Le syndicat des étudiants n’a pas encore réagi par rapport à cette décision de la justice.
Le mardi 6 mars, l’UENUN avait saisi la justice, afin qu’elle déclare «illégale» la grève «illimitée» déclenchée le 20 février dernier par les enseignants de l’Université de Niamey.
Ces derniers entendent, par cette action, obtenir des autorités universitaires et des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur, «la dissolution pure et simple » de la «Commission des affaires sociales et de l’ordre (CAS0)» de l’UENUN.
Cette demande des enseignants fait suite à «l’agression», en début du mois de février, d’un enseignant par des éléments de la «CASO» qui avait érigé une barrière pour faciliter la sortie des bus transportant des étudiants.
Selon le Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SNECS) de l’Université de Niamey, la «CASO » est une organisation «criminelle » et sa présence crée un climat d’insécurité dans le campus.
Dans une déclaration publiée le 5 mars, le SNECS a annoncé avoir «transmis aux autorités compétentes un mémorandum récapitulant des faits de traitements cruels, inhumains et dégradants, racket et extorsion de fonds aux commerces du campus, des viols d’étudiants et des meurtres», imputés à la «CASO».
Depuis l’entame de la grève des enseignants, l’UENUN n’a cessé de manifester son opposition à la demande de la dissolution de la CASO formulée par les enseignants.
Elle est soutenue en cela par l’Union des scolaires nigériens (USN), regroupant l’ensemble des scolaires nigériens, étudiant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Les activités académiques restent toujours bloquées dans les différentes facultés, écoles et instituts de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.