Safwene Grira
12 Avril 2016•Mise à jour: 12 Avril 2016
AA/ Niamey/ Balima Boureima
Le premier gouvernement après les récentes élections générales au Niger a été annoncé, en comprenant exclusivement des membres et alliés du parti présidentiel, a appris Anadolu mardi de source officielle.
La proposition d'un "Gouvernement d'union nationale", formulée par Niamey, n'avait pas abouti. Elle avait été rejetée par l'opposition qui demandait, plutôt, une transition politique et la réorganisation d'un scrutin présidentiel qu'elle contestait.
Trente-huit membres, dont 22 nouvelles personnalités, composent la nouvelle équipe nommée par le Président Mahamadou Issoufou, réélu en mars dernier, a informé un communiqué lu à la télévision nationale.
Les différents portefeuilles ont été répartis entre les fidèles et alliés du Président Issoufou. L'Intérieur revient ainsi à Bazoum Mohamed, Président du du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-parti présidentiel). D'autres postes-clés; la Justice, les Finances et la Défense, échoient également à des cadres du parti au pouvoir.
Les affaires étrangères ont été confiées, en revanche, à Ibrahim Yacoubou du Mouvement patriotique nigérien (MPN Kiishin Kasssa), candidat à la présidentielle du 21 février dernier, et parmi les soutiens d'Issoufou au second tour du 20 mars dernier.
Un nouveau département, le Ministère de la renaissance culturelle, des arts et des loisirs, prend corps. Il est confié, cumulativement avec la charge de porte-parole du Gouvernement, à l'ancien député du parti au pouvoir, Assoumana Mallam Issa.
Le Gouvernement a été nommé, conformément à la Constitution, sur proposition du Premier ministre, Brigi Rafini, reconduit dans ses fonctions, début avril, après l'investiture de Mahamadou Issoufou pour un second mandat de cinq ans.
Le second tour de la présidentielle avait été boycotté par la coalition de l'opposition soutenant la candidature de l'ancien Président du Parlement monocaméral, Hama Amadou. La Coalition pour l'alternance politique au Niger (COPA 2016) avait alors relevé "des irrégularités", et "un traitement inéquitable entre les deux candidats".