Nadia Chahed
28 Décembre 2017•Mise à jour: 28 Décembre 2017
AA/Niamey/Kané Illa
Le premier ministre italien, Paolo Gentiloni a déclaré, jeudi, que son pays enverra bientôt quelque 470 soldats au Niger, ont rapporté plusieurs médias occidentaux.
"Nous allons au Niger pour répondre à une demande du gouvernement local, reçue début décembre, concernant une contribution italienne visant à faire ce que nous faisons normalement dans ces pays, comme par exemple en Libye : renforcer les instruments de contrôle du territoire et des frontières et renforcer les forces de police locales", a-t-il déclaré.
Gentiloni s'exprimait, jeudi, lors d'une conférence de presse consacrée au bilan de l’année 2017, inique le quotidien français "Le monde".
"Si nous apportons notre contribution au renforcement de ce pays, nous faisons quelque chose de sacro-saint pour les intérêts nationaux", a précisé le premier ministre italien, notant que la principale mission des 470 militaires consistera à contrecarrer le mouvement de migrants africains vers l’Europe.
Citant la presse italienne, le média français indique "qu'un premier contingent de moins de 200 personnes doit partir début 2018 pour gérer l’aspect logistique de cette mission. Il sera rejoint dans le courant de l’année par les autres militaires ainsi que 130 véhicules terrestres et deux avions".
Les autorités nigériennes n’ont fait aucune déclaration pour confirmer ou infirmer avoir sollicité la venue de ces 470 soldats italiens.
Des voix commencent, toutefois, à s'élever du côté de la société civile nigérienne, pour protester contre l’installation des militaires étrangers au Niger.
"Aujourd’hui les militaires étrangers débarquent au Niger sans que le gouvernement ne daigne communiquer et demander l’avis de l’Assemblée nationale, comme l’exige la Constitution", dénonce l’activiste Maïkoul Zodi, président de l’association "Mouvement des jeunes révolutionnaires", dans une déclaration à Anadolu.
"Le problème est que malgré la présence de nombreuses bases militaires sur son territoire, le Niger n’échappe pas aux attaques des groupes terroristes", s’indigne-t-il.
Les 470 soldats italiens viendront ainsi s’ajouter à ceux de la France, des Etats-Unis d’Amérique et de l’Allemagne, pays qui disposent déjà de plusieurs bases aussi bien à Niamey qu'à l'intérieur du pays.