Mohamed Hedi Abidellaoui
27 Juin 2017•Mise à jour: 27 Juin 2017
AA/ Desk/MA
Quelque 52 migrants ont trouvé la mort, alors que plus de 600 autres abandonnées et/ou perdus dans le désert du Sahara ont été secourus depuis avril 2017, a annoncé mardi le bureau de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Niger, dans un communiqué publié sur le site officiel de l’ONU.
« Nous renforçons notre capacité d'aider les migrants vulnérables bloqués dans le nord d'Agadez, vers la frontière Niger-Libye », a déclaré mardi le chef de mission de l'OIM au Niger, Giuseppe Loprete, cité dans le même communiqué de presse.
« Une femme de 22 ans était la seule femme parmi les survivants d'une mission de sauvetage effectué le 28 mai. Elle a quitté le Nigeria au début du mois d'avril dans l'espoir d'un avenir meilleur en Europe. Sur les 50 migrants présents dans le véhicule parti d'Agadez pour la Libye, seulement six personnes sont encore en vie aujourd'hui », a indiqué l’OIM.
Revenant sur le périple de la mort, la survivante a rapporté : « Nous étions dans le désert pendant dix jours. Après cinq jours, le conducteur nous a abandonné. Il est parti avec tous nos biens, disant qu'il allait nous chercher dans quelques heures, mais il ne l'a jamais fait ». Et d’ajouter : « Nous avons dû boire notre propre urine pour survivre ».
Une autre opération de sauvetage menée par l’OIM le 9 juin, a permis de sauver 92 autres migrants dont 30 femmes et enfants. Plus récemment, 24 migrants ont été emmenés à Séguédine, où l'un d'entre eux est décédé à l'arrivée. Des migrants de Gambie, du Nigéria, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire font partie des 23 survivants qui ont marché dans le désert du centre du Niger pendant une période encore indéterminée. Ils faisaient partie d'un groupe de 75 migrants embarqués dans trois véhicules différents et finalement abandonnés par leurs passeurs au cours de leur voyage en direction du nord, selon le site officiel de l’ONU.
L'OIM a enregistré 52 décès depuis qu'il a lancé en avril un nouveau projet de secours et d'assistance aux migrants dans la région d'Agadez (MIRAA).