Mohamed Safwene Grira
08 Novembre 2016•Mise à jour: 08 Novembre 2016
AA/ Niamey/ Balima Boureima
L'attaque armée qui a visé, mardi matin, une localité de l'Ouest du Niger, près des frontières maliennes, a fait 5 morts et 4 blessés dans les rangs de la garde nationale nigérienne, a annoncé le ministère nigérien de l'intérieur.
Deux assaillants ont par ailleurs été tués et 26 personnes infiltrées dans la ville ont été arrêtées avec des armes et minutions, d'après cette source. "Le Président de la République [Mahamadou Issoufou] a donné des instructions fermes pour que ces assaillants soient poursuivis et rattrapés. A cet effet les dispositions sont déjà prises", peut-on également lire dans le communiqué dont Anadolu a eu copie.
L'attaque qui a visé, mardi aux environs de 5h du matin [4 heures GMT] la localité de Banibangou portait l'empreinte de groupes terroristes, commentait plus tôt dans la journée, une source militaire nigérienne dans une déclaration à Anadolu.
"Il s'agit d'une attaque menée par de nombreux assaillants à bord de véhicules et de motos, selon le modus operandi terroriste que l'on a pu observer récemment", avait confirmé cette source au sein de l'armée nigérienne en requérant l'anonymat.
Les assaillants étaient venus à bord de deux véhicules et dix motos en étant lourdement armés, confirmait le communiqué du ministère nigérien de l'intérieur qui n'a pas évoqué, ni nié, la piste terroriste.
Cette incursion intervient un mois après une attaque terroriste contre un camp de réfugiés maliens à Tazalit, dans l'Ouest du pays, qui a tué 22 militaires nigériens. Elle intervient également trois semaines après une attaque contre la prison de Koutoukalé (sud-ouest), revendiquée par Daech, d'après l'agence de presse mauritanienne "al Akhbar".
Vers la mi-octobre, un humanitaire américain a été kidnappé, dans le Centre du pays, par des hommes armés non identifiés qui ont fui vers le Mali, d'après des sources officielles nigériennes.
Le Niger est de plus en plus visé par des attaques terroristes menées depuis le Nord et le Centre du Mali, une zone où s'activent des groupes armés radicaux, d'après les autorités nigériennes.
Le président nigérien Mahamdou Issoufou plaide depuis des mois pour un renforcement du mandat de la Mission onusienne au Mali (Minusma), et pour la création, le cas échéant, d'une force multinationale, pour combattre les groupes terroristes dans le Sahel.