Nadia Chahed
10 Août 2018•Mise à jour: 10 Août 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Plus de cent migrants africains ont été secourus, durant les derniers jours dans le désert nigérien, près de la frontière algérienne, par les équipes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé l'organisation dans un communiqué publié vendredi.
"128 migrants, dont 8 femmes et 14 enfants, ont été secourus dans le désert d’Assamaka (Nord du Niger frontalier avec l'Algérie-ndlr) grâce à une mission de recherche et de sauvetage organisée par l’OIM", précise le communiqué publié sur la page facebook de l'OIM.
"Les migrants ont reçu les soins de premier secours nécessaires et ont été sensibilisés quant à l’assistance au retour volontaire et la réintégration", rapporte l'OIM précisant que plus de 100 migrants "ont accepté cette assistance et ont été transportés au centre de transit d’Arlit (Nord du Niger) mercredi 8 août".
Huit autres sont arrivés par leurs propres moyens au centre de transit d'Arlit et 6 migrants ont décidé de retenter leurs chances en Algérie, indique la même source, précisant que ces migrants sont issus de 11 pays différents, notamment le Nigéria, le Bénin, la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Gambie, le Libéria, le Cameroun et le Sénégal.
L'OIM indique, en outre, avoir secouru un millier de migrants africains dans le désert nigérien, entre avril et juillet derniers.
Les flux migratoires en provenance d'Afrique subsaharienne vers l'Europe se sont accentués au cours des dernières années favorisés par la crise sécuritaire prévalant en Libye, devenu une porte d'entrée idéale des immigrés clandestins vers le continent européen.
Nombreux sont les migrants africains qui risquent leur vie en traversant le désert nigérien pour atteindre les pays du Maghreb et tenter de rejoindre l'Europe.
Le Niger s’est engagé, depuis 2016, dans une lutte implacable contre le phénomène de l’émigration clandestine, en instituant des patrouilles de police permanentes pour démanteler les réseaux des passeurs.
En 2017, le Niger et l’Union Européenne ont convenu d’installer des «hot spots» dans la région d’Agadez, en vue d’examiner sur place les demandes d’asile des migrants africains désirant se rendre en Europe.
Depuis lors, la principale ville du Nord-Niger, Agadez, est prise d’assaut par des demandeurs d’asile de diverses nationalités, dont la plupart ont été refoulés de l’Algérie ou de la Libye.