Maroc : Le MAE marocain souligne que la situation dans le Golfe ne doit pas faire oublier Gaza et la Cisjordanie
- Le ministre marocain des Affaires étrangères a déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue tchèque Petr Macinka à Rabat que « la fermeture de la mosquée al-Aqsa pendant le mois de ramadan est préoccupante »
Rabat
AA / Rabat / Ahmad Bentaher
Le Maroc a affirmé, jeudi, que les événements en cours dans la région du Golfe ne doivent pas faire oublier les développements préoccupants liés à la question palestinienne, notamment dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Cette déclaration a été faite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, lors d’une conférence de presse conjointe à Rabat avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères tchèque, Petr Macinka.
« Nous faisons face à une situation dans la région du Golfe en raison d’agressions iraniennes contre des pays arabes, que le Maroc rejette en raison de ses relations solides avec ces États », a déclaré Bourita.
Il a ajouté : « Ce qui se passe dans le Golfe ne doit pas nous faire oublier la situation liée à la question palestinienne et les développements préoccupants observés ces dernières semaines, que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie. »
Le chef de la diplomatie marocaine a poursuivi : « Ce qui se passe à Jérusalem, marqué par des attaques et des restrictions, ainsi que la fermeture de la mosquée Al-Aqsa pendant le mois de Ramadan, suscite une profonde inquiétude. »
Il a également souligné « une atteinte à la stabilité en Cisjordanie à travers certaines lois et la confiscation de terres palestiniennes », estimant que « la stabilité de la Cisjordanie est essentielle à la réussite de tout processus concernant Gaza ».
Bourita a appelé à « un retour au calme dans la région et à un passage à la deuxième phase de la mise en œuvre du plan du président américain pour Gaza, tout en préservant la stabilité en Cisjordanie ».
Cette position du Maroc intervient dans un contexte de double escalade régionale. D’une part, une guerre israélo-américaine contre l’Iran, en cours depuis le 28 février dernier, a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei ainsi que de centaines d’autres personnes, avec des ripostes iraniennes sous forme de missiles et de drones visant des sites et intérêts dans des pays arabes, causant des victimes et des dégâts matériels.
D’autre part, en Palestine, Israël a lancé en octobre 2023 une guerre de destruction contre la bande de Gaza, qui a duré près de deux ans avec le soutien des États-Unis, faisant plus de 72 000 morts et environ 172 000 blessés palestiniens, en majorité des enfants et des femmes, ainsi que des destructions touchant près de 90 % des infrastructures civiles.
Malgré l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu le 10 octobre dernier, Israël continue d’imposer un blocus et de mener des bombardements quotidiens sur Gaza, ayant fait 691 morts et 1 876 blessés supplémentaires, principalement parmi les enfants et les femmes.
En Cisjordanie, l’escalade se poursuit également depuis le début de la guerre à Gaza, incluant récemment la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles, dans le contexte de la guerre contre l’Iran.
*Traduit de l'arabe par Wafae El Baghouani
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