Lassaad Ben Ahmed
10 Septembre 2018•Mise à jour: 10 Septembre 2018
AA/Kané Ila
Le premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a publié, dimanche soir, la liste de son gouvernement.
L’annonce en a été faite dans un communiqué lu à la télévision publique par le secrétaire général du gouvernement Moustapha Ben Barka.
La nouvelle équipe gouvernementale est composée de 32 membres, dont 11 femmes.
Selon la presse malienne, beaucoup de membres du nouveau gouvernement appartenaient à l’ancienne équipe et certains n’ont fait que changer de portefeuilles.
Parmi les nouveaux membres, on cite la ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Kamissa Camara, celle de la Réforme de l’administration et de la transparence de la vie publique, Safia Boly, ou encore celui de l’Intégration africaine et des Maliens de l’extérieur Yaya Sangaré.
Toutefois, on ne signale la présence d’aucun membre de l’opposition au sein du nouveau gouvernement.
Soumeylou Boubèye Maïga a été reconduit dans ses fonctions de premier ministre du Mali, le mardi 4 septembre par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, quelques heures après la prestation de serment de ce dernier pour un second mandat de cinq ans.
Nommé au poste de premier ministre le 30 décembre 2017, Soumeylou Boubèye Maïga avait pour mission principale de sécuriser le pays et d’assurer l’organisation de la présidentielle qui a eu lieu en deux tours le 29 juillet et le 12 août derniers.
Un des grands défis qui attendent la nouvelle équipe gouvernementale malienne est l’application de l’Accord de paix inter-malien d’Alger.
Mercredi dernier, le sous-secrétaire adjoint des Nations-Unis pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a appelé à «l’application rapide et concrète de l’Accord de paix au Mali».
Au cours d’une conférence de presse animée à Bamako et relayée sur le site de la Minusma (la mission onusienne au Mali), il a souligné qu’il y a «un impératif à avancer de manière rapide et concrète dans la mise en œuvre de cet accord de paix".
L’émissaire onusien a, en outre, noté que les groupes signataires "ont montré leur volonté d'avancer dans la mise en œuvre de l’accord".
L'accord de Paix inter-malien a été signé en mai 2015 à Alger entre le gouvernement malien et les groupes armés indépendantistes du Nord du Mali.
Il prévoit, entre autres, le développement socio-économique des régions maliennes du Nord, Kidal, Tombouctou, Ménaka et Gao, ainsi que l’intégration des combattants des groupes armés au sein des forces armées maliennes.
Dans son discours d’investiture, mardi dernier, le président réélu Ibrahim Boubacar Keïta a indiqué que la mise en œuvre de l’accord reste sa priorité, prévenant les "partisans du double-jeu" du risque de s’exclure "définitivement de ce processus".