Lassaad Ben Ahmed
19 Décembre 2018•Mise à jour: 20 Décembre 2018
AA / Antananarivo / Sandra Rabearisoa
Il était 6 heures du matin lorsque le coup d’envoi du scrutin du deuxième tour de la présidentielle à Madagascar a été donné.
A cette heure, les 25 000 bureaux de vote répartis dans les 22 régions de la Grande île ont ouvert leurs portes, et ce, jusqu’à 17heures.
Près de dix millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire le nouveau président de la République pour un mandat de 5 ans.
L’ancien Président Marc Ravalomanana et l’ex–Président de la Transition, Andry Rajoelina sont les deux finalistes de ce deuxième round.
Une élection suivie de près par des centaines d’observateurs internationaux, issus de l’Union Européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de l’Union Africaine, entre autres.
La journée a commencé sous tension avec des soupçons mutuels chez les deux adversaires.
La veille du scrutin, des voix se sont déjà élevés du côté du candidat Marc Ravalomanana pour dénoncer des soupçons de tentative de fraudes.
Ce jour, l’équipe d’Andry Rajoelina pointe du doigt, également, les partisans du camp adverse de procéder à des pratiques illégales par la distribution d’argent contre un vote, en l’occurrence.
Les deux candidats, pour leur part, se sont respectivement acquittés de leur devoir à 8h30 à son quartier à Ambatobe pour Andry Rajoelina, et vers 9 heures au bureau de vote de Faravohitra pour Marc Ravalomanana.
Dans la matinée de ce mercredi, une délégation de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dirigée par son Président, Hery Rakotomanana a effectué une descente dans un bureau de vote sis à Ambohipo, Antananarivo.
Suite à des renseignements obtenus auprès de simples citoyens, la Ceni a découvert qu’une palette de bulletins uniques encore vierges ont été dérobés parmi les lots censés être utilisés dans ledit bureau de vote.
Ainsi, 4 personnes ont été arrêtées et seront entendus dans le cadre d'une enquête, selon les informations obtenues auprès de la Ceni.
« Nous prévenons déjà ceux qui tenterons de s’adonner à des pratiques frauduleuses pendant cette journée d’élection que c’est la prison directe qui les attendent », a fermement averti le président de la Ceni.
Pour le comptage des voix en fin d’après–midi après la fermeture des bureaux de vote, les forces de l’ordre ont annoncé un renforcement du dispositif de maintien de l’ordre pour éviter tout affrontement entre les partisans.