Nadia Chahed
13 Octobre 2017•Mise à jour: 13 Octobre 2017
AA/Niamey/Kané Illa
Plusieurs centaines de militaires tchadiens engagés dans la lutte contre Boko Haram au Niger ont quitté le pays, ont rapporté vendredi des médias nigériens citant des sources humanitaires et des autorités locales.
Aucune précision n'a toutefois été fournie concernant le nombre de ces soldats.
«Le gouvernement tchadien n’a fourni aucune explication, mais il s’est plaint il y a un mois de l’interdiction faite à ses ressortissants de se rendre aux Etats-Unis, laissant entendre que cette décision pourrait avoir des conséquences sur ses engagements en matière de sécurité, qui comprennent la lutte contre Boko Haram menée avec l’appui des Etats-Unis», a précisé le site "actuniger.com".
Le gouvernement nigérien n’a également pas réagi à cette décision du Tchad. Mais, le parlementaire Lamido Moumouni de la région de Diffa, interrogé par le même site a émis des inquiétudes quant à la sécurité des habitants de Diffa (Sud-est) à la suite du départ des soldats tchadiens.
«Ils s’étaient habitués à être sous la protection des troupes (Ndlr : tchadiennes) et ont donc l’impression que la sécurité va se dégrader», a-t-il déclaré.
C’est suite à la violente attaque de Boko Haram sur la localité de Bosso en 2016, qui s’est soldée par la mort de plus de 70 militaires nigériens, que le Tchad a décidé d’envoyer 2000 soldats pour prêter main forte à l’armée nigérienne.
Le président nigérien Issoufou Mahamadou avait effectué un déplacement spécial à N’Ndjamena pour solliciter l’aide de son homologue Idriss Déby Itno.
En plus de leur armement de pointe, les soldats tchadiens sont connus par leur connaissance du bassin du Lac Tchad où opère le groupe Boko Haram.
Au-delà de l’appui qu’il apporte au Niger, dans le cadre de la coopération militaire bilatérale, le Tchad participe aussi à la force multinationale de lutte contre Boko Haram mise en place par les pays du bassin du Lac Tchad.