Nadia Chahed
15 Mai 2018•Mise à jour: 17 Mai 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Péter Maurer, effectue une visite de 4 jours en République Démocratique du Congo (RDC) "pour s’y enquérir de la situation humanitaire ainsi que du travail du CICR sur le terrain", a annoncé le Comité dans un communiqué.
Arrivé lundi soir à Kinshasa, le responsable onusien "rencontrera lors de son séjour les autorités congolaises au plus haut niveau à Kinshasa, et se rendra ensuite dans les provinces du Kasaï ( Centre), du Tanganyika (Sud-est)... pour s’enquérir de la situation humanitaire ainsi que du travail du CICR sur le terrain", a indiqué le CICR dans le communiqué rendu public lundi soir.
Maurer entamera sa visite, mardi, par une rencontre avec le président Joseph Kabila dans sa ferme privée de Kingakati, située dans la périphérie de Kinshasa, d'après un porte-parole du CICR. joint par Anadolu.
Il visitera également les provinces du Nord - Kivu et du Sud-Kivu, où sont régulièrement enlevés les agents du CICR et des agents humanitaires.
Dans ces deux provinces où sévit une centaine de groupes armés nationaux et étrangers, 114 enlèvements attribués aux groupes armés et à des gangs ont été recensés en avril dernier par le baromètre sécuritaire du Kivu, établi par l'ONG Human Rights Watch (HRW) et le groupe d'étude sur le Congo (GEC-université de New-York).
Le dernier incident en date remonte à vendredi dernier lorsque deux touristes britanniques ont été enlevés par des hommes armés au Nord de la ville de Goma dans le parc des Virunga (Est).
Ces deux derniers et leur chauffeur congolais ont été libérés dimanche par leurs ravisseurs après le paiement d'une rançon, d'après la société civile locale.
Les autorités britanniques et congolaises ont par contre affirmé qu'aucune rançon n'a été versée en contrepartie de la libération des deux touristes.
A cette insécurité chronique causée par les groupes armés depuis plus de deux décennies s'ajoute une grave crise humanitaire.
Au moins 4.5 millions de personnes sont déplacés, d'après l’ONU.