Afrique

L'Afrique en ascension: Apprendre le Turc en Afrique du Sud, pays aux 11 langues officielles

"Dans beaucoup de régions, lorsque vous êtes turc, ils vous accueillent à bras ouverts car ils savent que vous n'êtes pas là pour les exploiter, comme le font les impérialistes" (directeur de l'institut Yunus Emre de Johannesbourg)

Ömer Kılıç, Hüseyin Erdoğan, Ayvaz Çolakoğlu  | 12.07.2017 - Mıse À Jour : 13.07.2017
L'Afrique en ascension: Apprendre le Turc en Afrique du Sud, pays aux 11 langues officielles

Johannesburg

AA - Johannesbourg - Ayvaz Colakoglu

"Nous dispensons, de la façon la plus sûre et juste, des cours d'apprentissage de la langue turque aux sud-africains", a déclaré le directeur de l'institut Yunus Emre de Johannesbourg, Gokhan Kahraman.

Dans un entretien accordé à Anadolu, Kahraman a rappelé que l'institut dispense des cours d'apprentissage de la langue turque en Afrique du Sud depuis 7 mois.

"Nous avons inauguré notre premier centre culturel à Johannesbourg. Notre institut propose, certains jours de la semaine, une formation aux étudiants sud-africains. Nous avons 41 élèves âgés entre 7 et 74 ans" a-t-il précisé.

Insistant sur la place particulière qu'occupe l'Afrique du Sud en Afrique, Kahraman a ajouté :

"Nos relations avec l'Afrique du Sud ont démarré avec la nomination, en 1863, par le Sultan et calife Ottoman Abdulaziz, d'un imam nommé Abou Bakr à la tête des musulmans du Cap. En tant qu'institut Yunus Emre, nous allons ouvrir un centre culturel dans la ville du Cap qui représente notre héritage historique commun".

Kahraman a apporté des précisions sur les activités proposées par l'Institut en Afrique du Sud, "Notre institut propose plusieurs activités, avec une priorité donnée à l'apprentissage de la langue turque. Nos ateliers artistiques permettent aux sud-africains de se familiariser avec la culture turque à travers la calligraphie, le papier marbré (Ebru) et le Tezhip (art de l'enluminure)" a-t-il listé.

Des séminaires et des programmes académiques, dont l'objectif est de faire une promotion plus efficace de la Turquie, seront prochainement mis en place par l'institut, a précisé Kahraman avant d'ajouter, "Nos activités permettront de renforcer nos liens historiques avec l'Afrique du Sud".

"Nous proposons l'apprentissage de la langue turque dans un pays comme l'Afrique du Sud qui recense 11 langues officielles. Pendant la période de l'apartheid, les sud-africains qui souhaitaient pratiquer leurs langues ont subi de forte pression. Pour cette raison, ils portent un regain d'intérêt pour l'apprentissage d'autres langues" a souligné Kahraman.

Les relations dans le domaine de l'éducation avec l'Afrique du Sud ont démarré du temps de l'empire Ottoman a encore rappelé Kahraman, "Ebou Bakr, qui avait été envoyé en Afrique du Sud par l'empire Ottoman, était un grand homme de sciences islamiques, un instructeur et un professeur. Il a mis en place plusieurs projets éducatifs, dont la première école pour filles dans cette région. Il est parvenu à épurer l'enseignement de l'Islam en Afrique du Sud" a-t-il dit.

Les activités humanitaires de la Turquie sur le continent africain ont eu de grosses répercussions en Afrique du Sud selon Kahraman, "Il existe un grand respect pour les Turcs dans ce pays" a-t-il noté.

Et Kahraman de poursuivre :

"Turcs et Sud-africains ont toujours avancé ensemble, à chaque étape de l'Histoire. Lors de la guerre Italo-turque de Trablusgarp, nous observons qu'il y a des sud-africains qui ont souhaitaient se battre contre l'Italie aux côtés de l'empire Ottoman. Les Turcs et les Sud-africains ont, depuis la lutte pour l'indépendance jusqu'à nos jours, toujours gardé de bonnes relations".

"Dans beaucoup de régions, lorsque vous êtes turc, ils vous accueillent à bras ouverts car ils savent que vous n'êtes pas là pour les exploiter, comme le font les impérialistes. Nous sommes issus de la civilisation islamique et ils savent que dans notre civilisation, nous aimons les gens pour ce qu'ils sont et que nous ne les exploiterons jamais, c'est pour cela, qu'un lien de coeur s'installe entre nous", a-t-il conclu.


Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.