Politique, Afrique

La Tunisie rejette l’implantation de bases militaires étrangères sur son territoire

- C’est ce qui ressort d’une déclaration faite par Imed Hazgui, ministre tunisien de la Défense, à une radio locale privée

Mona Saanouni   | 11.06.2020
La Tunisie rejette l’implantation de bases militaires étrangères sur son territoire

Tunisia

AA - Tunis - Adel Thebti

Le ministre tunisien de la Défense, Imed Hazgui a réitéré le rejet de son pays d’établir des bases militaires étrangères sur son territoire, démentant le déploiement de forces étrangères en Tunisie.

Dans une déclaration faite à une radio locale privée, jeudi, le ministre a indiqué que la "Tunisie refuse l’utilisation de son territoire pour le lancement d’opération militaire ou pour l’implantation d’unités ou de bases militaires étrangères".

"La Tunisie a toujours contrôlé son territoire et ses espaces aérien et maritime et continue de le faire et nous ne permettrons à aucune force étrangère de se déployer dans notre pays", a-t-il souligné.

S’agissant de la crise en Libye, Hazgui a lancé : "Notre position est claire. Nous rejetons toute forme d’ingérence étrangère en Libye alors que dire lorsqu’il s’agit de la Tunisie."

"Nous avons toujours été adhérents d’une solution politique dès lors que nous considérons que la solution (en Libye) ne peut point être militaire", a-t-il ajouté.

"En tant qu’État, nous sommes prêts à appuyer toutes les initiatives politiques qui seront à même de parvenir à une solution politique qui mettra fin à la crise en Libye", a-t-il relevé.

La polémique a refait surface quant à la nature des relations militaires de la Tunisie avec les États-Unis, après qu’un communiqué du commandement militaire américain en Afrique (AFRICOM) ait évoqué, il y a de cela deux semaines, une activité militaire prévue de forces américaines à partir de la Tunisie.

Le communiqué a transmis la teneur d’un entretien téléphonique entre Hazgui et le commandant de l’AFRICOM, Stephen Townsend, au cours duquel la partie américaine a révélé qu'elle discutait avec la Tunisie de nouveaux moyens à même de traiter les appréhensions sécuritaires mutuelles, dont l’utilisation d’un régiment pour l'assistance sécuritaire.

Vingt quatre heures après la publication du communiqué, l'AFRICOM a diffusé une clarification pour dire : "On n’aura pas de missions de combat depuis la Tunisie, mais on se contentera d’envoyer une unité de formation sécuritaire."

*Traduit de l'Arabe par Hatem Kattou

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