Lassaad Ben Ahmed
09 Octobre 2018•Mise à jour: 11 Octobre 2018
AA / Kinshasa / Beni / Pascal Mulegwa
Au moins cinq civils ont été tués, mardi, par des rebelles ADF lors d'une embuscade qui a visé deux voitures de transport en commun près de la localité d'Eringeti dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ces deux véhicules qui revenaient de la ville de Butembo ont "essuyé des tirs de rebelles ", a affirmé l'administrateur du territoire de Beni Donatien Kibwana au téléphone d'Anadolu.
Cinq personnes sont mortes sur place, a-t-il ajouté annonçant que le trafic a été suspendu pour des raisons sécuritaires. La veille, ces rebelles se sont affrontés contre les soldats congolais dans l'est de la ville de Beni jusqu'à 22h (20h GMT), selon la société civile.
En réaction à cet événement, une centaine d'élèves ont manifesté dans les rues de la ville de Beni. Ils protestaient contre l’insécurité et les tueries des civils dans la région.
Cette manifestations intervient au lendemain de violents combats entre soldats et rebelles ougandais des Forces démocratiques alliés (ADF), lundi soir, ont rapporté des sources locales.
Ces combats ont poussé plusieurs habitants à se déplacer vers le centre de Beni, a rapporté le maire de la ville, Nyonyi Bwanakawa, joint par Anadolu.
Aucun bilan n'a été rendu public par les autorités, ni l'armée, moins encore la société civile.
La marche d’élèves est partie du marché central jusqu'à la mairie de Beni où la police a tiré des gaz lacrymogènes pour repousser les protestataires.
Ces élèves ont également manifesté en signe de solidarité avec d'autres milliers d'élèves qui ne suivent plus les cours à cause des tueries des rebelles dans le territoire de Beni, a indiqué à Anadolu, Deogratias Paluku, directeur d'une école.
Situé dans le Nord de la province du Nord-Kivu, Beni est en proie aux attaques des rebelles ADF, retranchés dans la région depuis 1995 après s'être opposés au président Ougandais Yoweri Museveni.
Depuis 2014, ces derniers ont été pris pour responsables de la vague de massacres des civils dans la région.
Selon l'ONU, un millier de civils ont été tués par ces rebelles considérés par Kinshasa comme "terroristes".