Lassaad Ben Ahmed
07 Février 2021•Mise à jour: 08 Février 2021
AA - Kinshasa - Pascal Mulegwa
Au moins 14 personnes ont été tuées dans la nuit de de vendredi à samedi, dans une attaque à Mabule, une localité enclavée de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué le Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet né de la coopération entre le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), rattaché à l’Université de New York, et l’ONG Human Rights Watch.
L’ONG ne cite pas les auteurs de l'attaque, mais dans cette région, ce sont les combattants de forces démocratiques alliés (ADF) qui sont actifs, un groupe armé d’origine ougandaise accusé d’une salve de massacres de civils dans le territoire de Béni depuis 2014.
Depuis, les massacres n’ont jamais pris fin en dépit des opérations militaires appuyées par les Casques bleus de l’ONU.
Joint par Anadolu, Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni a livré un bilan de 12 morts, affirmant qu’il s’agit des personnes massacrées pendant qu’elles exerçaient des activités champêtres.
Du 1er janvier au 31 décembre 2020, au moins 534 civils (413 hommes, 82 femmes et 39 enfants) ont été enlevés par des combattants présumés des ADF, selon le dernier rapport du bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme.
Début février, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) s’est dit consterné par la hausse significative des attaques contre les civils dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon cette instance onusienne, près de 850 civils ont été tués par divers groupes armés dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu en 2020. L’ADF est particulièrement le groupe armé le plus sanglant.