Lassaad Ben Ahmed
09 Février 2021•Mise à jour: 10 Février 2021
AA / Peter Kum
L'ouverture du procès dans l’affaire "Le Procureur" contre Alfred Yékatom et Patrick Edouard Ngaïssona, prévue initialement ce mardi 9 février à la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye au Pays-Bas, a été reportée au 16 février 2021, selon un communiqué de la Cour, lundi.
« L'ouverture du procès était initialement prévue le 9 février 2021, mais la Chambre a dû la reporter en raison de circonstances inattendues liées à la Covid-19 », a annoncé la juridiction dans son communiqué.
« La CPI explorera également les possibilités techniques de conduire les auditions avec une participation à distance » des parties concernées, a-t-elle précisé.
Au cours de ces auditoires, le parquet se prononcera sur les accusations formulées contre Patrick Edouard Ngaïssona, les représentants légaux des victimes et la défense va présenter aussi leur discours préliminaire.
La Chambre a accordé six heures à l'accusation, trois heures au représentants légaux des victimes, à répartir entre eux, et trois heures à la défense de M. Ngaïssona.
« La défense de M. Yekatom fera ses déclarations liminaires au début de la présentation de ses preuves », a précisé la Chambre.
Le procès devrait reprendre ensuite le 15 mars 2021, date à laquelle l'accusation commencera à présenter ses preuves et à citer ses témoins devant les juges.
Les magistrats de la Cour ont jusqu’à présent reconnu 1 403 victimes comme participant au procès. L’enregistrement, en personne, des nouvelles « victimes participantes » a été compliqué par la pandémie, mais la CPI poursuit ses efforts à cette fin.
Le mandat d’arrêt à l’encontre du surnommé « Rombhot », Alfred Yékatom, a été délivré le 17 novembre 2018, il a été remis à la CPI la même date. Sa première comparution a eu lieu le 23 novembre 2018.
En ce qui concerne Patrick Edouard Ngaïssona, un ancien coordinateur politique autoproclamé des milices anti-balaka, son mandat d’arrêt a été délivré le 7 décembre 2018, il est arrêté par les autorités françaises le 12 décembre 2018 et transféré à la chambre pénitentiaire le 23 janvier 2019.
Ces deux hommes qui sont les plus hauts dirigeants anti-balaka à être jugés, et les premiers devant la CPI, sont poursuivis pour crimes de guerre et crime contre l’humanité, commis en République centrafricaine entre décembre 2013 et août 2014.