Esma Ben Said
16 Mars 2016•Mise à jour: 16 Mars 2016
AA/Bujumbura/Yvan Rukundo/Jean Bosco Nzosoba
Trois personnes ont été tuées par des hommes armés non identifiés, dans le sud du Burundi, dans la soirée de mardi, a appris Anadolu de sources locales.
L’une des victimes s’appelle Pascal Kazungu, chef de colline Mbizi, (commune Kibago en province de Makamba, 150 km de Bujumbura), a indiqué à Anadolu le gouverneur de cette province Gad Niyukuri, qui s’est dit "inquiet de la recrudescence de l’insécurité dans cette zone administrative", située dans le sud du pays.
Cet élu collinaire était un militant du parti au pouvoir, Conseil national de défense de la démocratie-forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), d’après la même source.
La deuxième personne assassinée dans la soirée de mardi s’appelle Adrien Mudomo. Il a été tué vers 21 heures, (19 heures GMT), de trois balles dans la tête, à son domicile situé sur la colline de Mubira, (province de Bururi, à 70 km de Bujumbura), renseigne l’Administrateur communal de Mugamba, Anicet Niyonzima, joint par téléphone.
La troisième victime est un homme âgé d’une cinquantaine d’années, Denis Ndikuryayo. Son cadavre a été retrouvé ce matin à Matana (à plus de 70 km de Bujumbura), selon des sources administratives locales.
La police s’est aussitôt rendue dans les différentes localités pour ouvrir une enquête sur ces trois assassinats, renseigne une source sécuritaire jointe par Anadolu.
Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences régulières, depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat, en violation - selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp - de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006.
Ces violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays, selon l’ONU.