AA/Bujumbura/Jean Bosco
Trois personnes, dont un responsable local du parti au pouvoir burundais, ont été tuées dans deux incidents séparés dans les environs de Bujumbura, dans la nuit de dimanche à lundi, par des hommes armés non identifiés, a appris Anadolu de sources locales.
Ernest Misigaro, responsable de la ligue des jeunes Imbonerakure relevant du parti au pouvoir, a été tué tôt dans la matinée de lundi, dans la zone Muyira (à Kanyosha- dans la périphérie de la capitale Bujumbura), a déclaré à Anadolu, Anicet Nigaba, chef de colline.
Selon la même source la victime se rendait vers Muyira où elle travaille, lorsqu'elle a été attaquée par des hommes armés non identifiés qui l'ont visée par des coups de feu avant de prendre la fuite.
Contacté par Anadolu, Gédéon Mpitabavuma, Chef de zone à Muyira et membre du parti au pouvoir (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) a confirmé cet assassinat et avancé que ses motifs seraient politiques.
Ernest Misigaro devient, ainsi, le deuxième membre du parti CNDD-FDD tué dans la commune Kanyosha en l’espace d’un mois et demi.
Par ailleurs, deux autres personnes ont été tuées par des inconnus armés entre dimanche et lundi, dans le quartier de Musaga (sud de Bujumbura-un des foyers de la contestation contre un 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza), a indiqué à Anadolu Gérard Ntungwanayo, chef de ce quartier.
"Une fusillade a éclaté en pleine rue et une personne a été mortellement atteinte par balle alors qu'une autre, grièvement blessée a succombé, lundi mation à l’hôpital", a-t-il ajouté sans donner plus de détails sur les circonstances et les motifs de l'attaque.
Pierre Nkurunziza a été investi pour un 3ème mandat le 20 août. L’opposition et la société civile ne le reconnaissent pas comme président. L’officialisation de sa candidature, le 25 avril 2015, a été suivie par une vague de manifestations qui ont emporté plus d’une centaine de personnes, selon l’association de défense des droits de l’Homme, APRODH. Cette vague a été suivie par une autre vague de violence qui a fait des victimes dans les rangs aussi bien de l'opposition que du parti au pouvoir.