Malek Jomni
18 Novembre 2020•Mise à jour: 18 Novembre 2020
AA/ Algérie
Mercredi, la Cour suprême algérienne a accepté, mercredi, de pourvoir en cassation l'affaire du frère de l'ancien président, Abdelaziz Bouteflika, après avoir été reconnu coupable, avec d'autres accusés, pour complot contre l'Etat et l'armée.
Selon le quotidien El- Chaâb, la chambre criminelle de la Cour suprême a accepté le recours formulé par Saïd Bouteflika et les anciens chefs des services de renseignements, les généraux Athmane Tartag, Mohamed Mediène. Ils comparaîtront devant une autre juridiction pour être rejugés.
En février dernier, la Cour d’appel militaire de Blida a confirmé le jugement prononcé en première instance en condamnant Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène et Athmane Tartag à 15 ans de prison ferme, pour complot contre l’autorité de l’Etat et de l’Armée.
En juin dernier, le comité de défense des accusés a déposé un recours auprès de la Cour suprême, demandant l'annulation du jugement et un nouveau procès.
Les condamnés se trouvent actuellement à la prison près du tribunal militaire de Blida depuis mai 2019, un mois environ après le renversement de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.
Selon les déclarations du défunt commandant de l'Armée algérienne, Ahmed Gaid Salah, leur arrestation a eu lieu après la mise en échec d'un complot qu'ils avaient mis en place pour destituer le chef de l'Armée et à dissoudre le parlement.
Un soulèvement populaire a renversé le président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019, après 20 ans au pouvoir.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni