AA / Alger / Ahmed Aziz
Depuis 48 heures, 21 personnes ont été tuées dans une reprise de la violence intercommunautaire dans la province de Ghardaïa, à 600 km au sud de la capitale algérienne, Alger.
Othmèn al-Khoya, un des notables de la ville de Grara (province de Ghardaïa) a déclaré à Anadolu qu’un «affrontement armé survenu dans la nuit de mardi à mercredi, et qui s’est poursuivi durant cette matinée dans la ville de Grara, entre des jeunes arabes malékites et des Amazigh Ibadites a fait 17 victimes au moins».
«Les protagonistes ont utilisé, durant l’accrochage, des fusils de chasse et des armes traditionnelles fabriquées localement», a-t-il encore relevé sans livrer de détails sur le nombre de morts enregistré dans chaque camp.
Une source de la direction de la Santé de la province de Ghardaia a souligné, sous le sceau de l’anonymat, que «l’hôpital de la ville de Grara a admis mercredi les dépouilles de 17 jeunes, dont la majorité avaient été touchés par des cartouches».
De même, a-t-il relevé, 70 individus ont été blessés lors des affrontements.
Le nombre des victimes dans l’ensemble de la province de Ghardaia s’élève, selon une autre source de la direction de la Santé de la province, qui a requis l’anonymat également, à 21 personnes, depuis la reprise des actes de violence dans la nuit de lundi à mardi, dans les différentes villes de la région.
La même source a fait observer que «la totalité du nombre des blessés a dépassé les 100 personnes dont 70 l'ont été la nuit dernière».
«Les blessures de dix parmi eux sont graves et près de 20 policiers ont été touchés lors des affrontements», a conclu la source.
De son côté, l’agence de presse algérienne (APS, officiel) a rapporté que «le nombre des victimes des affrontements qui ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi est de quinze» seulement.
Depuis le mois de décembre 2013, la province de Ghardaïa est le théâtre d’actes de violence intercommunautaires entre les Arabes de rite malékite et les Amazighe Ibadites, qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés et endommagé des biens privés.