AA/Alger/ Abdel Razek Abdallah
Le mouvement de la société pour la paix (MSP), le plus important parti d’opposition d’obédience islamique en Algérie, a annoncé que son dirigeant, Abderrazaq Moqri, a adressé une demande au président algérien Abdelaziz Bouteflika pour qu’il tente de résoudre la crise égyptienne, et d’empêcher l’exécution de Mohamed Morsi, le premier président civil élu démocratiquement en Egypte.
Un communiqué publié vendredi par le parti algérien, dont Anadolu a reçu copie, affirme que la demande a été adressée jeudi, lors d’une réunion entre une délégation du mouvement et le chef de cabinet du président de la République, Ahmed Ouyahia.
Le communiqué indique que «le MSP a demandé au président de la République de tenter de résoudre la crise en Egypte, et d’empêcher l'application de la peine de mort contre le président légitime Mohamed Morsi, les dirigeants des Frères Musulmans, et tous les opprimés parmi les citoyens égyptiens».
De son côté, la présidence algérienne avait publié un communiqué, jeudi, affirmant que la réunion s’est tenue dans le cadre du dialogue entre le gouvernement et l'opposition sur la situation politique à l’intérieur du pays, sans mentionner le dossier de la crise égyptienne.
Depuis la destitution de Morsi, en juillet 2013, par l’armée égyptienne, les autorités mènent une campagne de répression violente à l’égard des partisans de l'ancien président, tuant des centaines d’entre eux et emprisonnant des milliers d’autres.
En décembre 2013, l’Egypte a classé la confrérie des Frères Musulmans, dont Morsi est issu, comme «organisation terroriste».