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Les Bourses européennes ont terminé la semaine en baisse en raison des craintes sur l'énergie et l'inflation

- Tandis que les dommages causés par les conflits au Moyen-Orient aux infrastructures énergétiques poussaient les anticipations d'inflation à leur sommet, les marchés obligataires enregistraient des niveaux historiques

21.03.2026 - Mıse À Jour : 21.03.2026
Les Bourses européennes ont terminé la semaine en baisse en raison des craintes sur l'énergie et l'inflation

AA / Berlin / Bahattin Gonultas

Les Bourses européennes ont clôturé la dernière séance de la semaine en forte baisse, sous la pression vendeuse déclenchée par la montée des tensions au Moyen-Orient, les risques de choc énergétique et les craintes inflationnistes qui en découlent.

Avec l'approfondissement des spéculations sur une hausse des taux, les principaux indices ont reculé à leurs niveaux les plus bas depuis onze mois.

Les marchés européens, qui avaient entamé la journée par une tentative de rebond limitée, ont effacé tous leurs gains sous l'effet d'une forte vague de ventes survenue dans l'après-midi. À la clôture, l'indice de référence Stoxx Europe 600 a perdu 1,78 % pour terminer à 573,28 points.

Au Royaume-Uni, le FTSE 100 a reculé de 1,44 % à 9 918,33 points ; en Italie, le FTSE MIB 30 a cédé 1,97 % à 42 840,9 points ; en France, le CAC 40 a perdu 1,82 % à 7 665,62 points ; et en Allemagne, le DAX 40 a abandonné 2,01 % à 22 380,19 points.

La paire euro/dollar s'inscrivait en baisse de 0,22 % à 1,156 à 22h00 (heure de la Türkiye).

- Signal de « resserrement » de la BCE

Les déclarations émanant de responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont également pesé sur la forte chute des marchés. Joachim Nagel, président de la Bundesbank, a indiqué dans un entretien accordé à Bloomberg qu'une hausse des taux serait probable si la guerre avec l'Iran venait à détériorer les perspectives d'inflation.

Nagel a souligné qu'une orientation de politique monétaire plus restrictive pourrait être envisagée en cas de hausse durable des anticipations d'inflation à moyen terme. Dans ce contexte, la probabilité d'une hausse des taux en avril a dépassé les 50 % sur les marchés.

La BCE et la Banque d'Angleterre (BoE), qui ont toutes deux maintenu leurs taux inchangés cette semaine, ont identifié la montée des tensions au Moyen-Orient comme la principale source d'incertitude.

- Les rendements obligataires au plus haut, l'or en baisse

Tandis que les dommages causés par les conflits au Moyen-Orient aux infrastructures énergétiques poussaient les anticipations d'inflation à leur sommet, les marchés obligataires enregistraient des niveaux historiques. Les rendements des obligations d'État allemandes à 10 ans ont atteint 3,03 %, leur niveau le plus élevé depuis 2011. Au Royaume-Uni, les rendements des obligations à 10 ans ont grimpé à 4,995 %, un record depuis la crise financière de 2008.

Du côté des matières premières, l'or a perdu plus de 11 % sur la semaine en raison du recul des anticipations de baisses de taux, enregistrant ainsi sa pire performance hebdomadaire depuis mars 2020, et est retombé sous la barre des 4 500 dollars l'once.

Le baril de Brent, qui avait grimpé jusqu'à 119 dollars en début de semaine, a évolué de manière volatile lors de la dernière séance. Bien que les tentatives des pays européens et du Japon de sécuriser le trafic dans le détroit d'Ormuz aient quelque peu atténué les tensions, le Brent continuait de s'échanger autour de 112 dollars et le brut léger américain (WTI) autour de 99 dollars.

* Traduit du turc par Mariem Njeh

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