Monde, Économie

La Banque centrale européenne maintient ses taux à 2% face à la guerre au Moyen-Orient

- Le taux de dépôt de référence reste à 2% pour la 6ᵉ fois consécutive, au plus bas depuis novembre 2022

Mücahithan Avcıoğlu  | 19.03.2026 - Mıse À Jour : 20.03.2026
La Banque centrale européenne maintient ses taux à 2% face à la guerre au Moyen-Orient

Istanbul

AA / Istanbul / Mucahithan Avcioglu

Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses trois principaux taux d’intérêt inchangés et a averti que la guerre au Moyen-Orient rend les perspectives « significativement » plus incertaines, avec des risques de croissance plus faibles et d’inflation plus élevée.

Le taux de dépôt clé reste à 2%, son niveau le plus bas depuis novembre 2022.

Les taux des opérations principales de refinancement et de la facilité de prêt marginal s’établissent respectivement à 2,15% et 2,40%.

Cette décision de maintenir les taux inchangés marque le sixième maintien consécutif. La dernière baisse remontait à la réunion de juin, achevant un cycle de huit réductions commencé lors du lancement de la phase d’assouplissement en juin 2024.

La BCE a souligné que la guerre au Moyen-Orient rend les perspectives économiques « significativement » plus incertaines, créant des risques à la hausse pour l’inflation et à la baisse pour la croissance.

« Elle aura un impact concret sur l’inflation à court terme via la hausse des prix de l’énergie », a indiqué la banque, précisant que les conséquences à moyen terme dépendront à la fois de l’intensité et de la durée du conflit ainsi que de l’effet des prix de l’énergie sur les prix à la consommation et l’économie.

La BCE a réaffirmé sa détermination à maintenir l’inflation stable autour de son objectif de 2% à moyen terme.

L’inflation annuelle dans la zone euro a atteint 1,9% en février, contre 1,7% en janvier, restant sous l’objectif de 2% fixé par la BCE.

Cette décision intervient alors que les États-Unis et Israël poursuivent depuis le 28 février une offensive conjointe contre l’Iran, qui a déjà fait plus de 1 300 morts, dont l’ancien leader suprême Ali Khamenei.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines, causant des victimes et des dégâts aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.


* Traduit de l'anglais par Adama Bamba

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.