Turquie: L'Université Bahcesehir envisage d'apprendre la langue turque à 300 mille enfants syriens
Le président du Centre des Etudes migratoires et urbaines de l'Université Bahcesehir, Ulas Sunata a rappelé que la Turquie abrite le plus grand nombre de réfugiés syriens, outre la Jordanie et le Liban
Istanbul
AA – Istanbul – Nur Gülsoy
L'Université Bahcesehir (BAU) envisage d'apprendre la langue turque à 300 000 enfants syriens.
Le président du Centre des Etudes migratoires et urbaines du BAU, Ulas Sunata a affirmé à l'Agence Anadolu, que le centre accorde de l'importance à l'éducation des enfants de réfugiés syriens.
«L'éducation en turc est indispensable pour que les réfugiés s'adaptent en Turquie. Nous planifions d'apprendre la langue turque à 300 000 enfants syriens en coopération avec le ministère de l'Education nationale, les mairies et les organisations de la société civile», a déclaré Sunata.
Sunata a fait savoir que les futurs enseignants dans ce projet sont en cours de formation, et le projet sera destiné non pas aux enfants dans les camps mais à ceux vivant dans les villes.
«S'ils ne reçoivent pas d'éducation en langue turque, la vie sera très difficile pour les réfugiés. Même si la guerre se termine en Syrie, 50% des Syriens actuellement en Turquie ne rentreront pas chez eux. La Turquie est devenue la patrie de certains syriens. Si nous ne les éduquons et ne les intégrons pas, de grands problèmes pourront émerger dans l'avenir. Les enfants pourront tomber dans le piège des groupes criminels. Donc il faut bien gérer ce mouvement migratoire. Nous devons immédiatement mettre en œuvre de grandes politiques d'intégration», a expliqué Ulas Sunata.
«Personne ne peut assurer la sécurité en ayant peur des migrants. D'autant plus que l'État ne peut arrêter aucune migration. La question migratoire est devenue très complexe,» a-t-il ajouté.
Ulas Sunata a rappelé que la Turquie abrite le plus grand nombre de réfugiés syriens, à part la Jordanie et le Liban.
«La Turquie est devenue le pays clé pour des demandeurs d'asile syriens. La part des réfugiés en Jordanie et au Liban est plus élevée, par rapport à leur population totale. Tous les deux pays sont dans une meilleure condition que la Turquie, car le problème de l'intégration est plus faible. La Turquie doit immédiatement mettre la main à ce problème d'intégration. […] Le nombre d'enfants syriens nés en Turquie a dépassé les 500 000», a-t-il expliqué
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