AA - Van
L’organisation terroriste PKK a saboté le processus de résolution en reprenant les attaques en Turquie, alors que les régions de l’est et du sud-est avaient retrouvées une atmosphère de paix, de calme et de développement économique, élevant le niveau de vie des populations.
L’Etat et le gouvernement, avec le processus de résolution, avaient nettement favorisé le développement économique de la région, qui était très en retard par rapport au reste du pays. Ils ont réalisé de nombreuses réformes, encouragé les investissements et développé les secteurs du tourisme, de la santé et de l’agriculture.
Au lieu d’abandonner les armes et quitter le territoire turc, le PKK a profité du processus de résolution et de la bonne volonté du gouvernement en faveur de la paix, pour se renforcer, se remobiliser, s’armer et pour recruter des forces parmi des jeunes et des enfants, démontrant une nouvelle fois ne pas vouloir la paix.
Le recours aux armes par le PKK a repris lors des évènements des 6,7 et 8 octobre 2014, quand des protestations contre l’attaque de Daesh contre Kobané ont causé la mort de 52 personnes.
L’organisation terroriste s’est également fait remarqué en multipliant les menaces et les chantages contre la population lors des élections locales, présidentielles et législatives de ces derniers mois.
Le PKK a clairement forcé les habitants de la région à voter pour le Parti Démocratique des Peuples (HDP).
Lors des législatives du 7 juin, des membres du parti kurde HUDA PAR ont été tués par le PKK. Des panneaux publicitaires affichaient des messages clairement menaçant ordonnant aux citoyens de voter pour le HDP à Van (Est).
Des attaques contre les bureaux locaux du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) ont été menées.
Le 11 juillet, le PKK a annoncé prendre pour cible les chantiers de constructions des barrages dans le Sud-est, et au lendemain de l’attentat de Daesh du juillet à Suruc (Sud-est) ayant fait 33 victimes, les terroristes ont multiplié les attaques partout dans le pays.
Depuis, le PKK coupe les routes, installe des bombes sur les routes, incendie bus, ambulances, automobiles et camions, et attaque les commissariats et les garnisons.
Ce groupe confisque la liberté de voyager des habitants de la région et empêche le bon déroulement des projets économiques et des investissements.
De plus, certaines localités et municipalités du sud-est, cherchent à intégrer les populations en annonçant «leur autonomie».
L’organisation terroriste a multiplié les attaques depuis l’été 2014, affichant clairement sa position contre la paix.
En août 2014, deux soldats et deux policiers ont été tués à Van et Diyarbakir.
En octobre 2014, deux policiers ont été tués et un troisième blessé à Bingol.
D’autres attaques à Siirt, Van, Adiyaman et Diyarbakir ont fait plusieurs victimes parmi les soldats et policiers, depuis le début de l’année.
D’autre part, les partisans du PKK et du HDP ont, à de nombreuses reprises attaqué les militants et les bureaux des autres partis, particulièrement de l’AK Parti et du HUDA PAR.
Le 29 mai, deux membres du HUDA PAR ont été assassinés par des militants du HDP à Sirnak.
Depuis le 20 juillet et le début des opérations des forces de sécurité contre les terroristes, de nombreuses attaques, menées dans plusieurs régions de la Turquie, ont causé la mort de plusieurs soldats et policiers.
En réponse à cela, les forces de sécurité annoncent avoir éliminé 88 terroristes en Turquie, et 814 au-delà des frontières, dans le Nord de l’Irak.
Lors des opérations militaires en Irak, plus de 450 terroristes ont été blessés, et entre 250 et 300 terroristes l'ont été dans les opérations en Turquie.