AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Des ambulances dotés d'une matériel spécial permettant une mise en quarantaine et des interventions urgentes, transporteront les porteurs du virus Ebola et les cas suspects afin d’éviter la propagation du virus, a annoncé, mercredi, le ministère turc de la Santé.
S'exprimant au correspondant de l'Agence Anadolu, le directeur du développement de la santé du ministère de la Santé, Omer Tontus, a indiqué que le virus d'Ebola dont les symptômes sont la fièvre et l'hémorragies internes et externes, est une maladie mortelle. Le virus est apparu au Libéria, en Guinée, au Sierra Leone et au Nigeria.
L’Ebola, une maladie contagieuse pour laquelle il n’existe aucun traitement efficace, peut être transmise à l’humain au contact des animaux sauvages ainsi que par contact direct avec les liquides organiques de personnes contaminées.
D'autre part Tontus a indiqué que plus de 1350 personnes ont perdu la vie à cause du virus.
Soulignant l'importance d'éviter tout contact avec des cas suspects, Tontus a averti que le personnel médical qui intervient pour examiner les cas suspects du virus Ebola doivent également faire très attention pour se protéger.
Tontus a annoncé que des vêtements de protections individuelles ont été envoyés aux équipes d'ambulanciers dans les provinces où les aéroports qui constituent des portes d'entrées en Turquie et a expliqué que des équipes ont été formées à cet effet.
Le bilan de l'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest s'est élevé à 1.552 morts, sur un total de 3.069 cas recensés dans quatre pays, a annoncé, jeudi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué dont Anadolu a eu copie.
Ces décès ont été enregistrés au Libéria: 694 morts, en Guinée: 430, en Sierra Leone: 422 et au Nigéria: 6. Par ailleurs, Les décès liés au virus Ebola signalé en République démocratique du Congo (RDC) ne sont pas encore comptabilisés dans le dernier bilan de l'OMS.
Cette épidémie de fièvre tropicale, apparue pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo, en 1976, a refait son apparition depuis février dernier en Guinée forestière.